<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?>
<rss version="2.0">
 <channel>
  <title>puntodefuga</title>
  <description>puntodefuga</description>
  <language>fr-FR</language>
     <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com</link>
  <generator>KWO - http://www.kernix.com</generator><item>
   <title>&quot; La notion de  « monde » chez  Lévinas &quot;</title>
   <description><![CDATA[ Conf&eacute;rence de Claudia Gutierrez dans le cadre des Dialogues Philosophiques

Avec la anticipation de: Fran&ccedil;ois David SEBBAH -&nbsp;Universit&eacute; de Technologie de Compi&egrave;gne. Martine LEIBOVICI - Universit&eacute; de Paris 7 - Denis Diderot
Mardi 6&nbsp;mai 2008 &agrave; 18h30 &agrave; la Maison de l'Am&eacute;rique latine
Entre Libre
Contacts : contact.dialoguesphilosophiques@gmail.com 
rendez-vous sur : http://groups.google.com/group/infos-
&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/623902</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/623902</guid>
  <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 12:13:04 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Colloque international</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Regards crois&eacute;s sur l'alt&eacute;rit&eacute; cara&iuml;be&nbsp;: Mondialit&eacute;, Migrations et M&eacute;tissages.

Colloque organis&eacute; par le CRENEL En collaboration avec SSA et Tierra Incognita

Probl&eacute;matique
Groupe d'&icirc;les qui marchent et qui r&eacute;sistent &agrave; l'inqui&eacute;tante mont&eacute;e des in&eacute;galit&eacute;s, le monde carib&eacute;en se dresse aujourd'hui contre les murs, pour le m&eacute;tissage et assume tant sa cr&eacute;olit&eacute; que sa part de mondialit&eacute;. Apr&egrave;s le combat pour la n&eacute;gritude, c'est aujourd'hui celui contre l'enfermement. Apr&egrave;s le combat contre la traite, l'esclavage et la colonisation, c'est aujourd'hui celui pour la m&eacute;moire. Apr&egrave;s le combat contre la chosification de l'Autre, c'est aujourd'hui celui contre la marchandisation du monde et pour l'int&eacute;gration de tous. Il s'agit d&eacute;sormais de regarder &agrave; travers le Tout-Monde ce qu'il y a de perm&eacute;able dans toute kynesis identitaire&nbsp;: En quoi l'alt&eacute;rit&eacute; cara&iuml;be est-elle m&eacute;tisse&nbsp;? Comment est-ce que des processus migratoires install&eacute;s sur de longues dur&eacute;es ont-ils contribu&eacute; &agrave; la construction de l'identit&eacute; des peuples antillais&nbsp;? Quels regards est-ce que ces derniers portent-ils sur le monde et comment sont-ils per&ccedil;us en retour&nbsp;?

&nbsp;

&nbsp;22 et 23 Mai 2008 Institut de Hautes Etudes Internationales et du D&eacute;veloppement IHEID, salle Aubert (entr&eacute;e libre) 20, rue Rothschild, Gen&egrave;ve, 1201

&nbsp;

Pour consulter le programme sur internet&nbsp;:

www.crenel.fr &nbsp;www.tierra-incognita.ch

www.aide-federation.org


 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/623900</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/623900</guid>
  <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 12:11:37 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Que se passe-t-il entre la Colombie et le Venezuela?</title>
   <description><![CDATA[ (VF du post pr&eacute;c&eacute;dent, &eacute;crit le 21 f&eacute;vrier 2008)

&nbsp;

Les m&eacute;dias des deux pays ne cessent de dresser un panorama de tensions fortes qui seraient loin de se r&eacute;soudre et qui pourraient entra&icirc;ner une guerre entre ces deux pays, dans laquelle seraient rapidement engag&eacute;s d'autres &eacute;tats latino-am&eacute;ricains...

&nbsp;

La tension actuelle entre les deux gouvernements s'est aggrav&eacute;e lors du retrait officiel de Chavez du processus de n&eacute;gociation pour la lib&eacute;ration des otages politiques des FARC en janvier de cette ann&eacute;e. A cette occasion le pr&eacute;sident Uribe a retir&eacute; tout pouvoir de m&eacute;diation au pr&eacute;sident venezuelien, sans que les raisons de cette d&eacute;cision ou de celle du gouvernement Chavez de geler les relations diplomatiques avec la Colombie soient suffisamment claires pour l'opinion publique.

&nbsp;

Que reproche Chavez &agrave; Uribe? Ses liens &eacute;troits avec le gouvernement des Etats-Unis, son refus de lui reconna&icirc;tre une ind&eacute;pendance id&eacute;ologique par rapport &agrave; ceux que l'&eacute;lu v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lien appelle &ldquo;yankees imp&eacute;rialistes&rdquo;, sa complicit&eacute; dans un suppos&eacute; plan de la CIA qui chercherait &agrave; lui mettre la corde au cou... Il lui reproche de l'accuser d'&ecirc;tre un narco-gouvernement et un pays qui prot&egrave;ge des terroristes. Que reproche Uribe &agrave; Chavez? Sa reconnaissance publique du caract&egrave;re de bellig&eacute;rants des FARC et son d&eacute;sir d'imposer un rythme personnel (&agrave; la Chavez) &agrave; une guerre avec la gu&eacute;rilla marxiste colombienne, face &agrave; laquelle il ne doit pas y avoir d'autre langage que celui de la confrontation en vue de son an&eacute;antissement. Il lui reproche de consid&eacute;rer son gouvernement comme un &eacute;l&eacute;ment de la CIA qui cherche &agrave; d&eacute;stabiliser la r&eacute;gion.

&nbsp;

Au-del&agrave; des menaces r&eacute;elles ou imaginaires il est certain que le gouvernement colombien a appel&eacute; &agrave; la prudence, demandant &agrave; ses ministres de ne pas r&eacute;agir face aux d&eacute;clarations du gouvernement v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lien.

&nbsp;

Le 24 janvier dernier l'&eacute;mission colombienne La Noche[1] a indiqu&eacute; qu'il existait des suspicions fond&eacute;es que le voisin v&eacute;n&eacute;zu&eacute;lien &eacute;tait en train de s'armer en vue de r&eacute;pondre &agrave; une attaque colombienne orchestr&eacute;e par les Etats-Unis et pr&eacute;cis&eacute; que les pr&eacute;tentions du V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la en intervenant sur le territoire colombien s'&eacute;tendraient &agrave; la r&eacute;cup&eacute;ration du territoire qui correspondait historiquement au Venezuela selon les fronti&egrave;res trac&eacute;es au XIX&egrave;me si&egrave;cle. Ceci est explicite dans un article de la constitution de la R&eacute;publique Bolivarienne du Venezuela, selon lequel &ldquo;Le territoire et les espaces g&eacute;ographiques de la R&eacute;publique sont ceux qui correspondent &agrave; la capitainerie g&eacute;n&eacute;rale du Venezuela avant la transformation politique entam&eacute;e le 19 avril 1810, avec les modifications r&eacute;sultant des trait&eacute;s et arbitrages non entach&eacute;s de nullit&eacute;&rdquo;.

&nbsp;

Selon cette m&ecirc;me &eacute;mission il existe un document officiel de caract&egrave;re confidentiel dans lequel est d&eacute;finie une strat&eacute;gie militaire pour envahir la p&eacute;ninsule de Guajira et une partie des Llanos orientaux qui appartiendrait au Venezuela; cette strat&eacute;gie serait pr&eacute;sent&eacute;e sous une forme ludique comme un jeu de tactique militaire appel&eacute; Guacaipuro.

&nbsp;

Dans un exercice de politique-fiction, on pourrait soutenir que le gouvernement Chavez esp&egrave;re mettre la Colombie dans une situation difficile: s'il la conduit &agrave; une confrontation arm&eacute;e avec le Venezuela, les aides qui proviennent, entre autres, des Etats-Unis dans le cadre du Plan Colombia seraient gel&eacute;es, car elles n'iraient pas combattre le narcoterrorisme des FARC, mais soutenir un conflit guerrier de caract&egrave;re international. Face &agrave; cette situation des forces militaires de Colombie seraient fragilis&eacute;es et elles seraient la cible d'une contre-attaque de la gu&eacute;rilla, ce qui compliquerait la situation politique et sociale des dynamiques du conflit int&eacute;rieur colombien. Quel serait l'int&eacute;r&ecirc;t du V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la? Pourquoi ferait-il cela? En ce moment les r&eacute;ponses &agrave; ces deux questions sont donn&eacute;es par les m&eacute;dias. 

&nbsp;

Comme nous le voyons cette situation, qui pourrait avoir des cons&eacute;quences g&eacute;opolitiques dans toute la r&eacute;gion, tend &agrave; se compliquer sous les regards passifs d'organismes internationaux comme l'OEA, appel&eacute;s &agrave; &ecirc;tre les garants de la paix politique de la r&eacute;gion.

&nbsp;

&nbsp;

[1] La Noche http://www.canalrcn.com/programas/laNoche/index.php?op=info&amp;idC=47945
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/582841</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/03/582841</guid>
  <pubDate>Wed, 05 Mar 2008 14:16:31 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>¿Qué esta pasando entre Colombia y Venezuela?</title>
   <description><![CDATA[ Los medios de comunicaci&oacute;n de ambos pa&iacute;ses no dejan de dibujar un panorama de tensiones fuertes que estar&iacute;an lejos de solucionarse y podr&iacute;an llevar a una guerra entre estos dos pa&iacute;ses, guerra a la cual pronto se sumarian otros estados latinoamericano&hellip;

La tensi&oacute;n entre los dos gobiernos tiene como antecedente la salida oficial de Ch&aacute;vez del proceso de negociaci&oacute;n en la liberaci&oacute;n de los secuestrados pol&iacute;ticos de las FARC en enero de este a&ntilde;o. En esa oportunidad el presidente Uribe&nbsp; revoco todo poder de mediaci&oacute;n al presidente venezolano, sin que las causas de esta decisi&oacute;n y de la decisi&oacute;n del gobierno Ch&aacute;vez de congelar las relaciones diplom&aacute;ticas con Colombia quedaran suficientemente claras para la opini&oacute;n p&uacute;blica. 

Que le reprocha Ch&aacute;vez a Uribe, su vinculo estrecho con el gobierno de los EEUU, su negativa de reconocer una independencia ideol&oacute;gica distinta a la que el mandatario venezolano llama &ldquo;yanqui imperialista&rdquo;...su complicidad en un presunto plan de la CIA que estar&iacute;a buscando ponerle una soga al cuello. Le reprocha el que se le acuse de ser un narcogobierno y un pa&iacute;s que protege a terroristas....

Que le reprocha Uribe a Ch&aacute;vez....su publico reconocimiento del car&aacute;cter beligerante de las FARC y su deseo de imponer un ritmo personal (a la Ch&aacute;vez) a una guerra casada con la guerrilla marxista colombiana, frente a la cual no debe haber otro lenguaje que el de la confrontaci&oacute;n en busca de su aniquilaci&oacute;n. Le reprocha el que se vea a su gobierno como un elemento de la CIA que busca desestabilizar la regi&oacute;n.

Mas all&aacute; de las amenazas reales o imaginadas lo cierto es que el gobierno colombiano ha apelado a la prudencia, solicitando a sus ministros no reaccionar antes las declaraciones del gobierno venezolano.

El 24 de enero de este a&ntilde;o el programa colombiano La Noche[1] se&ntilde;alo que exist&iacute;an sospechas bien fundadas de que el vecino pa&iacute;s de Venezuela se estaba armando con miras a responder a un ataque colombiano orquestado por los EEUU y se&ntilde;alo adem&aacute;s que la pretensi&oacute;n de una intervenci&oacute;n de Venezuela en el territorio colombiano implicar&iacute;a recuperar el territorio que hist&oacute;ricamente le corresponder&iacute;a a Venezuela seg&uacute;n las fronteras trazadas en el siglo XIX . Tal y como lo hace explicito en el articulo&nbsp; de la constituci&oacute;n de la 10 Republica Bolivariana de Venezuela, seg&uacute;n el cual &nbsp;&ldquo;El territorio y dem&aacute;s espacios geogr&aacute;ficos de la Rep&uacute;blica son los que correspond&iacute;an a la capitan&iacute;a general de Venezuela antes de la transformaci&oacute;n pol&iacute;tica iniciada el 19 de abril de 1810, con las modificaciones resultantes de los tratados y laudos arb&iacute;trales no viciados de nulidad&rdquo;

Seg&uacute;n esta misma emisi&oacute;n existe un documento oficial de car&aacute;cter reservado&nbsp; en el cual se plantea una estrategia militar para invadir la pen&iacute;nsula de la Guajira y parte de los Llanos orientales que le pertenecen a Venezuela, la estrategia estar&iacute;a presentada de forma l&uacute;dica como &nbsp;juego de t&aacute;cticas militares llamado Guacaipuro, 

En un ejercicio de pol&iacute;tica ficci&oacute;n podr&iacute;a sostenerse que el gobierno Ch&aacute;vez espera poner a Colombia en una situaci&oacute;n dif&iacute;cil: si se la induce a una confrontaci&oacute;n armada con Venezuela, las ayudas que llegan, entre otros, de los EEUU por concepto del Plan Colombia serian congeladas ya que no ir&iacute;an para combatir al narcoterrorismo de las Frac, sino para apoyar un conflicto b&eacute;lico de car&aacute;cter internacional. Ante esta situaci&oacute;n las fuerzas militares de Colombia quedar&iacute;an fr&aacute;gilizadas y serian blanco de un contra ataque de las guerrillas, esto complicar&iacute;a&nbsp; la situaci&oacute;n pol&iacute;tica y social de las din&aacute;micas del conflicto interno colombiano.&nbsp; &iquest;Para que har&iacute;a estos Venezuela? y &iquest;por qu&eacute; lo har&iacute;a? En este momento las respuestas a uno y otro interrogante son dadas&nbsp; por los medios de comunicaci&oacute;n.

&nbsp;

Como vemos esta situaci&oacute;n, que podr&iacute;a tener consecuencias geopol&iacute;ticas para la regi&oacute;n, tiende a complicarse ante las miradas pasivas de organismos internacionales, como la OEA, llamados a ser los&nbsp; garantes de mantener&nbsp; la paz pol&iacute;tica de la regi&oacute;n.

&nbsp;




[1] La Noche http://www.canalrcn.com/programas/laNoche/index.php?op=info&amp;idC=47945
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/572938</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/572938</guid>
  <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 00:52:40 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Conférence: «L’imaginaire de la violence et de la non-violence dans la Mondialisation».</title>
   <description><![CDATA[ Le 27 f&eacute;vrier On vous attend&nbsp;&aacute;&nbsp;19 H 00 partager avec Brigitte Beauzamy &nbsp;&agrave; la Fondation Suisse &ndash; CIUP. 

&nbsp;

Cit&eacute; International Universitaire de Paris

27 A boulevard Jourdan - 75014 Paris

RER B Cit&eacute; Universitaire

&nbsp;

Contacts : rendez-vous sur 

http://www.cafe-latino.org/
et www.fondationsuisse.fr 
&nbsp;

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/565397</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/565397</guid>
  <pubDate>Tue, 12 Feb 2008 14:55:21 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>1er Colloque sur le Bicentenaire des Indépendances américaines</title>
   <description><![CDATA[ Le 5, 6, 7 f&eacute;vrier 2008&nbsp;a partir de 9h aura&nbsp; lieu le Colloque &nbsp;&ldquo;Les Am&eacute;riques possibles &agrave; la lumi&egrave;re des ind&eacute;pendances&rdquo;

&nbsp;

On vous attend a la Maison de l'Am&eacute;rique latine

217, Boulevard Saint Germain - 75 007 Paris 

M&eacute;tro : Solf&eacute;rino - Autobus : 63.68.69.83.84.94

RER Ligne C : Quai d'Orsay et A&eacute;rogare Invalides

&nbsp;

Contacts : contact.dialoguesphilosophiques@gmail.com

Informations, liste de diffusion ... rendez-vous sur :

http://groups.google.com/group/infos-dialoguesphilosophiques

DIALOGUES PHILSOPHIQUES ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/559926</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/559926</guid>
  <pubDate>Mon, 04 Feb 2008 22:30:51 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Présentation du livre.....</title>
   <description><![CDATA[ Le mardi 29 janvier 2008 &agrave; 19h aura lieu la pr&eacute;sentation du livre "Messagers de la Temp&ecirc;te: Andr&eacute; Breton et la R&eacute;volution de janvier 1946 en Ha&iuml;ti" du professeur Michael L&ouml;wy.

&nbsp;

On vous attend pour partager avec l'auteur &agrave; la Maison Argentine.

CIUO- Cit&eacute; International Universitaire de Paris

27 A boulevard Jourdan - 75014 Paris

RER B Cit&eacute; Universitaire

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/537401</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/537401</guid>
  <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 10:31:58 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>De l’Agora à Facebook...</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Les cyber espaces sont-ils des lieux d'ali&eacute;nation de la pens&eacute;e? Pour ceux qui regardent avec une profonde m&eacute;fiance la technologie et ses nouveaux adeptes, et voient en celle-ci une matrice qui menace la pens&eacute;e critique, il ne fait aucun doute qu'internet, ses forums de discussion, ses blogs et son Facebook sont les &laquo;&nbsp;nouveaux camps de concentration mentale&nbsp;&raquo; (Jacques Cheminade, pr&eacute;sident de Solidarit&eacute; et Progr&egrave;s).

En Gr&egrave;ce antique les hommes de la Polis firent de l'Agora l'espace physique o&ugrave; se d&eacute;roulait la vie sociale, politique et commerciale des Grecs. Pr&egrave;s de la Stoi Poikil&eacute; la libre prise de parole &eacute;tait la norme. L'&nbsp;&laquo;&nbsp;amour&nbsp;&raquo; du dialogue public et direct entre les d&eacute;positaires de la direction des affaires publiques se transmit aux Romains, qui firent du Forum l'&eacute;quivalent de l'Agora grec. 

Durant les XVII et XVIII&egrave;mes si&egrave;cles les Salons litt&eacute;raires seront le cadre du d&eacute;bat entre les intellectuels&nbsp;; artistes, philosophes et humanistes de l'&eacute;poque. C'est dans ces salons que se d&eacute;cid&egrave;rent certaines batailles d&eacute;cisives qui permirent le changement de la vie politique et sociale de l'Europe des encyclop&eacute;distes et les Lumi&egrave;res.

Ces pratiques paraissent lointaines et d&eacute;pass&eacute;es &agrave; une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration d'intellectuels et de citoyens, qui embrassent sans restriction la technologie informatique. La derni&egrave;re d&eacute;cennie a fait des espaces virtuels tels que les blogs, les forums de discussion et r&eacute;cemment Second Life ou Facebook les nouveaux canaux de discussion par lesquels s'expriment les opinions politiques, les pr&eacute;f&eacute;rences culturelles, sexuelles et religieuses des participants.

Cet espace non &ldquo;territorialis&eacute;&rdquo; et immat&eacute;riel offre l'exercice d'une libert&eacute; sans limites qui en certaines occasion peut aboutir &agrave; la tyrannie de la majorit&eacute; et &agrave; l'abus.&nbsp; Tyrannie d'une opinion qui s'impose aux majorit&eacute;s &agrave; partir de la l&eacute;gitimit&eacute; quantitative qui peut accompagner une mesure ou une cause soutenue depuis le cyber espace&nbsp;; abus puisque presque tout peut &ecirc;tre dit sans contr&ocirc;le et sans loi, &eacute;tant donn&eacute; qu'il n'existe pour le moment pas de l&eacute;gislation qui puisse contr&ocirc;ler ce qui se passe dans ces cadres virtuels.

Face &agrave; cela il n'est pas absurde de supposer le danger de l'existence d'une sorte de toile d'araign&eacute;e d'informations partag&eacute;es, dans laquelle il est possible de filtrer les go&ucirc;ts, tendances, militances et styles de vie de tous ceux qui sont connect&eacute;s aux r&eacute;seaux.

C'est cette crainte qui am&egrave;ne &agrave; consid&eacute;rer que les &laquo;&nbsp;toiles d'araign&eacute;e virtuelles&nbsp;&raquo; comme Facebook sont des esp&egrave;ces de camps de concentration des esprits dans lesquels tout traso est r&eacute;cup&eacute;r&eacute; et archiv&eacute;, toute parole que nous &eacute;crivons reste enregistr&eacute;e dans la matrice du r&eacute;seau, ce grand Autre num&eacute;rique. Devons-nous voir en tout cela le retour du Big Brother auquel nous serions en train de nous soumettre sans r&eacute;sistance&nbsp;? Un nouveau panoptique au service des agences d'information de s&eacute;curit&eacute; nationale du monde&nbsp;? Un centre de commercialisation de produits de consommation &agrave; travers la publicit&eacute; cibl&eacute;e qui circule sans cesse&nbsp;?

L'interactivit&eacute; des espaces de discussion virtuels a &eacute;t&eacute; salu&eacute;e comme la possibilit&eacute; de r&eacute;union le monde dans une aldea globale et redout&eacute;e comme la fin des relations interpersonnelles et authentiques. Le chemin vers l'unidimensionnalit&eacute; de la pens&eacute;e et la r&eacute;ification de la vie int&eacute;rieure de l'homme d'aujourd'hui. Le cin&eacute;ma a propos&eacute; un exemple de cette situation &agrave; travers la trilogie de Matrix (1999) dans laquelle les individus sont instrumentalis&eacute;s, convertis en la source d'&eacute;nergie qui alimente le r&eacute;seau qui en contrepartie leur offre le virtuel pour &eacute;chapper au r&eacute;el. 

Sans tomber dans un discours apocalyptique qui pr&ocirc;ne le syndrome de &laquo;&nbsp;1984&nbsp;&raquo; (G. Orwell) ou la th&eacute;orie du complot de Matrix on ne peut ignorer que les nouveaux espaces de discussion virtuelle pr&eacute;sentent un paradoxe&nbsp;: la connexion sans fronti&egrave;res et sans interm&eacute;diaires entre des milliers de personnes qui discutent de sujets divers peut, d'un c&ocirc;t&eacute;, servir &agrave; mobiliser sur des causes d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, mais cr&eacute;e, d'un autre c&ocirc;t&eacute;, la possibilit&eacute; d'&ecirc;tre rep&eacute;r&eacute; et &eacute;tiquet&eacute; comme terroristes, militants extr&eacute;mistes, etc., puisque nos opinions sont v&eacute;hicul&eacute;es et peuvent &ecirc;tre connues de toute personne qui a acc&egrave;s au net. N'oublions pas que depuis 2001 la politique de s&eacute;curit&eacute; nationale domine la cadre politique des Etats occidentaux, et qu'elle impr&egrave;gne les discussions sur des aspects essentiels de l'existence politique et sociale de nos soci&eacute;t&eacute;s.&nbsp; Dans cette parano&iuml;a de la &laquo;&nbsp;chasse&nbsp;&raquo; au terrorisme toute parole et toute discussion qui peut &ecirc;tre suspect&eacute;e de terrorisme, de trahison ou d'offense peut entra&icirc;ner des poursuites. Dans ces circonstances, sommes-nous v&eacute;ritablement libres de discuter sans limites et sans censure dans les espaces de discussion virtuelle&nbsp;? o&ugrave; se situe la limite &agrave; ne pas franchir quand on participe &agrave; ces espaces&nbsp;? 

&nbsp;

Ang&eacute;lica Montes
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522498</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/522498</guid>
  <pubDate>Sun, 16 Dec 2007 17:04:35 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Una sociedad de la denuncia</title>
   <description><![CDATA[ Los diarios franceses dan cuenta de la nueva disposicion tomada por la policia&nbsp; y respaldada por el Ministerio del Interior, la puesta en circulacion de un &ldquo;&nbsp;Wanted&rdquo; (se busca) que solicita informacion acerca de los individuos que dispararon a los agentes de policia entre el 25, 26 y&nbsp; 27 de noviembre&nbsp; durante los disturbios al orden publico en Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), analisemos esto desde un punto de vista teorico: la medida parece justificada, dado&nbsp; el caracter sin precedentes que este acto violento representa para la historia reciente del pais. No obstante la situacion deja un sabor amargo cuando a esta peticion se anade la posibilidad de una recompensa de &ldquo;varios miles de euros&rdquo; a todo aquel que entregue informacion que facilite la captura de los directos implicados en este dilito. De golpe entramos en una justicia a sueldo en la que se envia a la sociedad civil un mensaje contrario al que debe acompanar un &ldquo;appel a temoin&rdquo;. La colaboracion ciudadana no debe estar animada por una recompensa economica, no debe ser el dinero sino el deber moral y ciudadano de contribuir a la implemetacion de la ley y de la justicia, en suma, del Estado en cada rincon del territorio frances, que anime la participacion y colaboracion de los habitantes de Villiers-le-Bel en el esclarecimiento de esta investigacion. 
Un Estado no debe imponer su presencia y justicia a traves del dinero, sopretesto de animar a la poblacion a participar de la aplicacion de la justicia. Los ejemplos que muestran como este tipo de medidas puede facilmente deribar en abusos y agravios a aquellos que son objeto de la denuncia no se haran esperar..


 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/516349</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/516349</guid>
  <pubDate>Fri, 07 Dec 2007 18:57:17 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Nouvelle-Grenade d&#039;hier ou Colombie d&#039;aujourd&#039;hui?</title>
   <description><![CDATA[ De la Colombie on conna&icirc;t (en France) ses plus de 3000 otages, en particulier Ingrid Betancourt, sa gu&eacute;rilla, le narcotrafic,&hellip;, panorama qui donne de ce pays l'image d'un enfer pour ceux qui l'habitent. Pourtant, l'image de la Colombie &agrave; l'&eacute;tranger n'a pas toujours &eacute;t&eacute; celle-l&agrave;. Au XIX&egrave;me si&egrave;cle, les voyageurs et aventuriers qui ont parcouru le Nouveau Continent en dressaient un tableau plein de promesses et d'espoir. J'en veux pour preuve la note de lecture ci-dessous, que m'a fait parvenir Isabelle&nbsp;:

&nbsp;

C'est un livre qui tra&icirc;nait dans le bac des ouvrages d'occasion d'une librairie maritime : Voyage&nbsp;&agrave; la&nbsp;Nouvelle-Grenade - Un voyageur fran&ccedil;ais d&eacute;couvre le monde indien 1869-1870, de Charles Saffray. Ce m&eacute;decin et botaniste fran&ccedil;ais effectue un long p&eacute;riple en Nouvelle-Grenade (actuelle Colombie), passant par Santa Marta, Carthag&egrave;ne, Nar&eacute;, Medellin, Antioquia, Manizal&egrave;s, Cali, Bogota, le Choco, etc., &agrave; pieds, en pirogue, &agrave; dos de mule, de cheval, d'homme... Esprit ouvert et curieux, il note ses observations, sur les plantes bien s&ucirc;r, mais aussi sur la g&eacute;ographie ou l'histoire, et surtout sur les hommes de toutes conditions et groupes ethniques, que son objectivit&eacute; scientifique n'emp&ecirc;che pas de d&eacute;crire et qualifier, selon l'usage de son temps. Ainsi, les bateliers du Madgalena sont des brutes et leurs enfants des monstres (ils ont l'excuse d'un travail harassant), les indiens du rio Verde sont taciturnes, les habitants de Medellin sont patriotes, honn&ecirc;tes et attach&eacute;s &agrave; l'&eacute;ducation mais jugent chacun en fonction de sa richesse, les antioquiens sont laborieux, intelligents et sobres,&hellip; Dans cette Colombie d'avant la Colombie, est en germe l'essentiel de ce qui fait aujourd'hui le pays. La notion qui domine le r&eacute;cit est celle de potentialit&eacute; : Saffray est &eacute;merveill&eacute; par les ressources prodigieuses dont dispose le pays (flore regorgeant de plantes utiles pour l'alimentation, la sant&eacute;, la construction,... ; vari&eacute;t&eacute; de climats favorables ; ressources min&eacute;rales) et les qualit&eacute;s de sa population, et consid&egrave;re que la Nouvelle-Grenade pourrait devenir la premi&egrave;re des nations d'Am&eacute;rique m&eacute;ridionale, &agrave; condition que soient mises en place les infrastructures permettant de relier efficacement les diff&eacute;rentes r&eacute;gions (construction de routes entre Honda et Bogota, am&eacute;lioration de la navigabilit&eacute; du Magdalena, ouverture d'une route entre Popayan et Cali et le Pacifique...) et que soit mis un terme aux incessants conflits internes - les pronunciamentos et heurts entre conservateurs et lib&eacute;raux ont rythm&eacute; une bonne partie de son voyage... 

Deux &eacute;l&eacute;ments retiennent l'attention, et sonnent comme un avertissement au vu de la situation actuelle&nbsp;: : - Saffray consid&egrave;re le pays comme extr&ecirc;mement s&ucirc;r, la population pacifique et son honn&ecirc;tet&eacute; remarquable - sauf lors des conflits internes o&ugrave; la cruaut&eacute; peut &ecirc;tre extr&ecirc;me - il extrait d'une plante des cristaux blancs dont il teste les effets sur des animaux, regrettant de n'avoir pas le temps de le faire sur l'homme : la coca&iuml;ne...

&nbsp;

Dans le discours des politiciens colombiens revient encore de mani&egrave;re insistante le potentiel du pays, d&ucirc; &agrave; sa situation g&eacute;ographique, sa biodiversit&eacute;, le caract&egrave;re des habitants, etc., comme si 140 ans apr&egrave;s le voyage de C. Saffray tout &eacute;tait encore &agrave; faire. Entre temps, l'histoire r&eacute;cente a malheureusement montr&eacute; l'incapacit&eacute; des &eacute;lites du pays &agrave; r&eacute;aliser ce potentiel.

&nbsp;

&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; I. Bigard / A. Montes

_____________________

A lire : Charles Saffray, Voyage&nbsp;&agrave; la&nbsp;Nouvelle-Grenade, pr&eacute;face d'Alvaro Mutis, &eacute;ditions Ph&eacute;bus, 1990
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/510118</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/510118</guid>
  <pubDate>Wed, 28 Nov 2007 21:58:44 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Café des blogs VII!!</title>
   <description><![CDATA[ Le Caf&eacute; des blogs VII&nbsp; se tiendra comme d'habitude au Caf&eacute; Baltardle Vendredi 14 d&eacute;cembre 2007 &agrave; partir de 20 heures. Rappelons le th&egrave;me de la plus prochaine rencontre: "En quoi les blogs internationaux (US, hispaniques, russes, chinois...) ont-ils une influence (y compris &agrave; la marge) sur les blogs politiques fran&ccedil;ais ?"Le corollaire de la question que pose le Caf&eacute; des blogs VII:"y-a-t'il une sp&eacute;cificit&eacute; des blogs politiques fran&ccedil;ais ?".Soyez nombreux &agrave; nous rejoindre (nous &eacute;tions une quinzaine lors de la derni&egrave;re rencontre) pour ce d&eacute;bat-rencontre, qui permet &eacute;galement de rire, de faire connaissance avec d'autres blogueurs, de faire le point avec ceux que l'on conna&icirc;t...
&nbsp;
(Voir cafe des blogs sur facebook: http://www.facebook.com/event.php?eid=7063159571) ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/503413</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/503413</guid>
  <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 11:16:02 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Hoy en Francia: Huelga indefinida de transporte!!!</title>
   <description><![CDATA[   
A partir de las 8pm de hoy martes 12 de noviembre de 2007, se dio inicio a una huelga de los empleados del servicio de transporte publico frances (SNCF y RATP). La circulacion de trenes, buses y metros permanecera perturbada hasta nueva orden de los sindicatos de estas empresas. La causa de esta  movimiento social y sindical se debe a la reforma de pensiones para los trabajadores de las empresas que tienen como mayor accionario al Estado frances)[1].

 Segun el ministro del trabajo, de relaciones sociales y de la solidaridad (Xavier-Bertrand) los empledos que trabajan en la empresa del flujo de trenes (SNCF) y metro (RATP) deberan pasar de 37,5 anos de cotizacion a 40. La medida ha generado el enfrentamiento con el ministro del trabajo y  la critica a la politica economica/social del presidente Sarkozy, cuestionado por el metodo no negociador y autoritario con el cual impone a la sociedad francesa sus medidas. 

El gobierno se defiende afirmando que esta y otras reformas hacian parte del programa de gobierno presidencial propuesto durante la campana  por el entonces candidato Sarkozy. En ese orden de ideas, para los partidarios de Sarkozy,  las reformas puestas en marcha contarian, implicitamente, con el respaldo de los electores del presidente quienes al elegirlo aprobaron democraticamente su programa y metodo de gobierno.

Este eufemismo argumentativo es usado para justificar otras medidas tales que la restructuracion de la &quot;carta judicial&quot; del pais (en medio de las protestas de magistrados, avogados y ciudadanos), la politica de inmigracion (con su controvercial prueba de  ADN), la ley de autonomia universitaria (que de no ser llevada a cabo con control y mesura  podria generar una educacion a dos velocidades) y la nueva politica de relaciones internacionales proamericana y contra el terrorismo.



[1] ver los siguientes diarios: http://www.humanite.fr y http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-977956@51-973287,0.html

 
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/498546</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/11/498546</guid>
  <pubDate>Tue, 13 Nov 2007 21:39:16 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Café des blogs VI</title>
   <description><![CDATA[ Sixième Café des blogs, le VENDREDI 9 NOVEMBRE 2007, au café Pavillon Baltard (9, rue Coquillière-75 001) A PARTIR DE 20 HEURES !

L&#039;entrée est libre. La rencontre dure environ 2 heures ou plus!!! ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/481942</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/481942</guid>
  <pubDate>Tue, 23 Oct 2007 18:48:36 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>« Le mot d’ordre: soyons démocratique ! »</title>
   <description><![CDATA[ Le mot démocratie et le beau discours politique qui l'accompagne sont aujourd'hui très largement revendiqués – par les gouvernements en place ou par leurs opposants. A l'est comme à l'ouest de l'Europe tous les gouvernements se disent démocratiques. Le même panorama se présente dans la plupart des pays du sud.   

Etant donné le sens qu'a pris aujourd'hui le mot politiquement correct de démocratie, on ne peut leur donner tort. En effet, la notion de démocratie est souvent réduite à deux aspects. Tout d'abord, on tend à la caractériser par la tenue d'élections et scrutins « libres », dans lesquels l'ensemble des citoyens choisit parmi des candidats et programmes reflétant une pluralité d'options politiques. Dans ces conditions, on ne peut pas contester l'existence de la démocratie en Russie, en Ukraine, en Iran, en Egypte, ou dans l'ensemble des pays d'Amérique latine, car dans chacun de ces pays les urnes ont désigné avec légitimité leurs gouvernements et leurs projets politiques. 

  

Ensuite, on réduit la finalité de la démocratie à la résolution de problèmes socio-économiques, ce qui représente une menace plus cachée mais néanmoins bien réelle pour la démocratie. En effet, on la vide ainsi de sa substance (oubliant ses sources  politico-philosophiques) et on en fait un mode de gouvernement condamné à devenir une sorte d'ingénierie politique où les hommes politiques ont pour but prioritaire de résoudre les problèmes matériels d'ordre socio-économique, dans un fonctionnement technocratique. On oublie souvent que la démocratie est aussi – et peut-être avant tout- un projet de société qui met l'accent sur l'égalité de ses membres dans l'élaboration et l'application de la loi. C'est pour cela qu'on ne peut pas la dissocier de l'état de droit. 

  

La démocratie comme projet de société exige, alors, de toutes celles et ceux qui la veulent  un engagement qui va au-delà du droit de vote et du devoir moral de vote, pour rentrer sur le terrain de l'éthique, à partir de l'idée de solidarité. Ceci demande de la part des citoyens de devenir à titre individuel gardiens de cet esprit de partage. Une telle idée réclame la transparence administrative, un réel respect des droits de l'homme et la responsabilité des gouvernements et des législateurs face au peuple qui lui a accordé sa confiance.  

  

Tant la théorie du libéralisme politique que celle du socialisme économique ont bien compris et intégré cette prémisse, mais  les évènements économiques néolibéral/financier/mondialisé ont brisé cet équilibre. A l'existence d'un système capitaliste qui met le capital au cœur de ses intérêts et éloigne la question de l'humain des débats prioritaires, on ajoute la sacralisation de l'Etat que l'on considère comme seul responsable de l'échec ou de la réussite de la société démocratique, le citoyen arguant qu'il a rempli son devoir dans les urnes. 

  

Dans ce contexte les anticapitalistes ont raison quand ils dénoncent l'agressivité du système néolibéral/financier/mondial, et sa logique de dominant/dominé, même si parfois ils tombent dans une description presque caricaturale d'un rapport de forces entre riches et pauvres et dans la diabolisation naïve du libéralisme. Cependant, on ne doit pas oublier que chacun de nous, pauvres ou riches, fils et filles d'une société dite démocratique, participons de la réussite ou de l'échec de la démocratie. Nous devons assumer la responsabilité de nos choix politiques et avoir le courage d'élever la voix et de se mobiliser quand les gouvernants trahissent la valeur de solidarité et de partage inhérente à la démocratie. On se doit de garder un esprit critique éveillé ! 

  

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/476646</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/476646</guid>
  <pubDate>Tue, 16 Oct 2007 11:43:26 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>De nouvelles perspectives pour la démocratie ? (II )</title>
   <description><![CDATA[   On avait dit que les efforts en faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains demandaient, aussi, de faire attention  à la sphère économique (champs économique). Concernant cet aspect le débat en Amérique latine porte sur les réponses à apporter aux grands problèmes du développement durable et du changement social qui permettront de surmonter la pauvreté. Les défis auxquels lAmérique latine est confrontée vont au-delà des graves difficultés de la conjonture internationale. Ils appellent un changement radical dorientation pour renforcer leur présence dans le contexte international du marché. 

  

Cest pourquoi depuis plusieurs années la région sest engagée dans le projet de faire une zone de libre-échange comme stratégie pour affronter les crises économiques. Le résultat de cet effort est la construction  en 1969 du Pacte des Nations Andines (qui devint ensuite la Communauté des Nations Andines ou CAN)  et plus récemment en 1994 la construction du traité de commerce accordé entre le Brésil, lArgentine, lUrugay et le Paraguay (MERCOSUR). Deux processus dintégration importants, mais avec dassymétries économiques, sociales y politiques, qui comme le montrent certains accords, semblent aller vers une complémentation[1] pour défendre leurs intérêts commerciaux, consolider et approfondir le processus dintégration économique de la région. 

  

Pour mener à bien cette idée les pays doivent, dun part sassurer de pouvoir élaborer des règles capables de répondre aux intérêts de tous les pays impliqués. Cela parce que il est clair que les pays de la région ont différentes  tailles et niveaux de développement économiques ainsi remarquables, dautre part  favoriser une mise en application différente des accords pour aider les  pays qui ont des économies plus faibles, périodes plus longue pour la mise en oeuvre des dispositions négociées. 

  

Toutefois, si lon arrive à construire ce « mariage » entre la CAN et le  MERCOSUR, limpact se fera sentir dans les sphères internes et externes de chacun des  pays de la région. Car au-delà des motivations individuelles, on sera face à un événement qui influerait non seulement sur les pays de chaque bloque commercial sub-régionaux, mais aussi à lensemble de lAmérique Latine. 

  Lun des résultats les plus remarquable de ce « mariage » serait que lAmérique latine deviendrait un lieu important de ressources naturelles et économiques du monde, et en conséquence elle aurait la possibilité détablir des alliances stratégiques pour la productivité et lexportation de ces ressources. Cet engagement donnerait lieu à un changement du panorama des négociations commerciales de lhémisphère. Donc, il aiderait à exiger un meilleur accès au ALCA[2] face aux intérêts des Etats-Unis. Cela sera une sorte de période de transition vers un marchée plus amplifié dans le cadre du ALCA.    Il faut dire que dans ce contexte, la négociation de libre-échange entre la CAN et le MERCOSUR se présente comme une stratégie qui conjugue des intérêts politiques et économiques avec des enjeux  différents pour chaque pays membre. En effet, à titre dexemple, pour le Brésil, cela permettra politiquement  à ce pays  de devenir laxe de lintégration dAmérique du Sud en devenant la référence économique de la région. Economiquement, elle contribuerait à une amélioration de la compétitivité de ses entreprises grâce à lextension du marché. De la même façon, le Brésil consoliderait ses bénéfices dans le cadre de lALCA au cas où ce projet se réalise. 

  

Ainsi,  la relation entre le Brésil et les autres pays de la région sera une relation dinterdépendance et asymétrique qui donnera à ce pays un grand pouvoir de négociation commerciale dans lhémisphère. 


  Aujourdhui ce grand projet dintégration commerciale soulève beaucoup despoir parmi les pays de la région, cependant ce qui doit être fait ne peut lêtre nimporte comment. Les politiques commerciales conçues nimporte comment nont réussi quà engendrer le désordre et à augmenter linflation.   Cest pourquoi il est souhaitable que les mesures de politiques économiques communautaires amènent non seulement un développement commercial, mais aussi des bénéfices sociaux, culturels et scientifiques, car de la réussite dans cette sphère économique dépend au moins en partie- la consolidation de la « gubernabilidad » démocratique. En effet, si les gouvernements ne montrent pas de signe fort sur le plan social, ni dans la lutte contre la pauvreté et  la corruption, la situation politique et économique continuera à se dégrader en Amérique du Sud, aboutissant à un élargissement protestataire comme ceux qui ont eu lieu en Argentine, au Pérou ou en Bolivie. 

 

[1] Voir « Acuerdo de complementacion economica celebrado entre la comunidad Andina y el Mercado comun del sur ». Signé à Brasilia le décembre 2002 


[2] Accord de libre-échange entre les Amériques. Lancé en 1994 en Miami par les Etats-Unis à loccasion du sommet de chefs dEtats continent, prévoit la creation de la plus vaste zone de libre échange de biens et des services, de lAlaska à la terre du feu. 

Tout 

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/469067</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/469067</guid>
  <pubDate>Sat, 06 Oct 2007 08:28:11 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>El general en su laberinto?</title>
   <description><![CDATA[ Me agradaria decir que estoy sorprendida del giro que toma la politica del presidente Chavez en venezuela, con su idea de una reforma constitucional que permita la reeleccion sin limites del presidente de la Republica Bolivariana de Venezuela, pero no!. 

Lo que los diarios muestran con &quot;sorpresa&quot; no es mas que  la consecuencia logica de una vision politica hybrida que intenta poner en marcha un proyecto de sociedad a la &quot;Frankenstein&quot;: economia capitalista, politica socialista (&quot;del siglo XXI&quot;), marinados en un discurso populista.

Pero no me mal interpreten, no tengo nada en contra del socialismo, mi formacion y mis origenes me inclinan hacia este, lo que me inquieta es ver como una vez mas la pasion del discurso politico seduce los espiritus desesperanzados de los pobres y ninguneados de nuestros pueblos.

Chavez no hace sino repetir el camino de esos martires caudillistas de la independencia, que terminaron convirtiendose en patriarcas solitarios .. a solas con sus fantasmas.....ebrios de si mismos... en una patria boba!

 
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/434215</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/434215</guid>
  <pubDate>Sat, 18 Aug 2007 23:50:24 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>De nouvelles perspectives pour la démocratie? ( I )</title>
   <description><![CDATA[                                                                                     A.Montes 

 

                         
« Si nous ne combattons pas efficacement la pauvreté, la possibilité de gouverner de manière démocratique notre région sera menacée », disait Alejandro Toledo lors du Sommet du Groupe de Rio qui sest réuni le 24 mai 2003 à Cuzco. Cette tâche semble difficile aux gouvernements dune  Amérique Latine confrontée à la frustration de sa propre population face aux résultats économiques, politiques et sociaux des régimes politiques néo-libéraux des dernières années. 

  

Les Etats de la région ont tous connu, au cours des dernières décennies, des réformes structurelles profondes. De nouvelles constitutions ont été adoptées ou ont été profondément réformées. Ces Etats ont changé, aussi, de modèle de développement économique (passant déconomies protectionnistes à des économies ouvertes). Tous ces changements sont intervenus dans le cadre de nouveaux Etats néo-libéraux « minimum » et décentralisés qui cherchent à construire une citoyenneté plus « participative », en consolidant la démocratie. 

  

Or il existe aujourdhui un mécontentement général au sein de la population à légard de ces régimes politiques néo-libéraux. Aux yeux de la population, ce type de régime na pas empêché la corruption qui règne dans toutes les sphères du pouvoir politique (Exécutif, Législatif et Judiciaire). Auparavant, ce régime a favorisé la fragilisation de la démocratie qui, notamment dans les années 80, semble reposer sur des pactes  pas toujours clairs - entre partis et parlement ou entre celui-ci et lexécutif. De plus, cest en vertu de cette formule dEtat « minimum » que chaque gouvernement sest désengagé encore davantage de son rôle de financeur de services publics. 

  

Cette situation contribue, donc, au problème d« ingouvernabilité » politique et à la dégradation socio-économique de la région, face auxquels il nest pas facile denvisager des solutions à court terme. On ne peut pas attendre de recettes magiques. 

  

Si lon prend en compte lhistoire constitutionnelle de lAmérique Latine (laquelle  est  marquée par un caractère hybride, résultat des combinaisons des systèmes politiques européens et nord-américain, qui la rendent parfois difficile à appréhender) on constate que la région a parcouru un long chemin pour parvenir à la démocratie. Les efforts en  faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains se concentrent maintenant, dune part sur la consolidation des changements constitutionnels en cours (champ politique), dautre part sur lobjectif de développement durable de leurs économies (champ économique). 

  

Dans le champ politique, par exemple dans un pays comme le Pérou ou le Brésil,  il est nécessaire de disposer dun Etat visant à combattre les inégalités, la pauvreté, et en même temps capable de « consolider lunité nationale », en assurant la confiance de ses citoyens dans ses institutions politiques - et non uniquement de disposer dun Etat capable de créer des conditions favorables pour le développement durable des échanges économiques (dassurer la confiance des chefs dentreprises nationaux et étrangers dans les secteurs clefs de léconomie et de la politique). 

  

Dans cet ordre didées, il me semble nécessaire de commencer par le dernier aspect, qui consiste en « la  consolidation de lunité nationale ». En effet, pour réussir une démocratie institutionnellement normalisée, socialement intégrée et en cohésion politique, il ne suffit pas dune politique macroéconomique qui cherche la consolidation de la production commerciale, qui cherche une intégration efficace du marché national dans les dynamiques de marchés internationaux. Il faut, aussi, que les pays dAmérique latine arrivent à la consolidation de linstitution démocratique, car « Aujourdhui nous constatons que les problèmes les plus importants de nos pays sont la pauvreté et la gouvernabilité. La pauvreté affecte directement la gouvernabilité sur laquelle pèsent également les facteurs négatifs que sont le terrorisme, le narcotrafic et la corruption. Lintégration doit être liée à la lutte contre la pauvreté et au renforcement de la gouvernabilité démocratique, avec comme axe central la personne humaine et comme noyau de cohésion les peuples et les exclus »[1]. Cest-à-dire que lenjeu principal dans un pays pauvre est de lutter contre la pauvreté et dassurer la démocratie. 

  

Ce « renforcement de la gouvernabilité démocratique » exige une relation plus efficace et démocratique entre le président de la République et le parlement. Pour répondre à cet objectif je crois à une réforme institutionnelle selon laquelle la réélection présidentielle serait interdite ;  le parlement disposerait dun vote de censure avec des conséquences politiques pour les ministres, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où les ministres ne montrent pas de résultats efficaces après un temps déterminé)[2].  Inversement, il faudrait  que lexécutif ait le pouvoir de faire appel au peuple pour changer le parlement, cela, aussi, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où le parlement soppose sans justification au gouvernement). 

  

Ces mesures peuvent rendre la relation entre les deux pouvoirs plus équilibrée, car dune part on aura une approbation plus rapide des projets de loi, un meilleur contrôle politique de lexécutif (pour empêcher le « caudillisme » présidentialiste) et, dautre part, il y aura une plus grande discussion publique concernant les affaires dintérêt général et une meilleure intégration des actions de lexécutif avec le législatif. Ce sont  ces réformes institutionnelles qui permettront une modération du système présidentiel sans que cela implique un changement radical de système (mais en se rapprochant néanmoins du système parlementaire ou semi parlementaire). Néanmoins, il existe  bien entendu - des risques : que le parlement ou le président utilisent cette loi pour leurs propres intérêts. Il faut donc se doter doutils juridiques et constitutionnels qui permettent aux citoyens de réagir face au système, pour éviter que celui-ci ne soit accaparé par les jeux politiques et la corruption : référendums, mouvements de désobéissance civile, mobilisation en marge de la politique, ? Tout cela est à penser, à conceptualiser, à créer et à discuter. 

  

On constate, par ailleurs, quune autre façon davancer dans le processus de consolidation de la démocratie passe par la reconstruction du rôle des partis politiques dans les processus démocratiques, puisquil nexiste pas délection démocratique et libre si le choix entre plusieurs modèles de société nest pas garanti. 

  

Il est courant de considérer que pour avoir un système politique stable il est nécessaire davoir une structure binaire du système politique, cest-à-dire lorganisation de la vie politique à travers deux partis ou forces politiques autour desquels gravitent  les  autres formes d organisations politiques. Mais, pour favoriser cette structure binaire dans un contexte de « pluralité de mouvements » (parmi lesquels certains nont pas le statut de parti) comme celui de lAmérique Latine, il semble important de penser au fait que ces partis doivent favoriser le dialogue participatif avec les autres groupes ou mouvements qui représentent la société civile organisée, comme stratégie pour les intégrer au système politique. 

  

Etant donné que ce pluripartisme est sain pour la démocratie politique, les Etats de la région devront réfléchir à une législation qui favorise à court terme la constitution de nouveaux partis politiques qui incarnent les diverses positions politiques et projets de société existants. Ceci pourrait peut-être déclencher un mouvement dopinion capable doxygéner la participation électorale dans des pays tristement célèbres pour leur niveau dabstention. 

  

De la même façon, on a besoin dune politique de financement  des partis et des campagnes électorales, pour mieux garantir léthique politique et combattre la corruption. Si lon arrive à mener à bien toutes ces mesures il sera possible de consolider la démocratie interne des partis et dassurer aux citoyens la transparence  des campagnes électorales.  On rend ainsi plus solide la « gouvernabilité ». La stabilisation du système politique des partis  peut aider à rendre la relation entre le gouvernement et le parlement moins tendue et plus efficace. 

[1] Agenda Stratégique pour laction du Groupe du  Rio. A loccasion du XVII Sommet du Groupe de Río à Cuzco les 23 et 24 mai  2003. 

[2] Quelques pays ont  introduit de telles mesures. En Colombie, par exemple, il existe la figure de « Responsabilité pénale » selon laquelle le parlement peut demander la démission du président si  celui-ci a commis un délit contre les intérêts de la République (le cas de Samper 1994-1998). Une situation similaire au Brésil avec Collon de Melo (1992). 

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/431496</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/431496</guid>
  <pubDate>Tue, 14 Aug 2007 22:50:54 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>« Multiculturalismo, o  la logica cultural del capitalismo multinacional »[1]</title>
   <description><![CDATA[    

En este articulo el filosofo eloveno Slovej Zizek sostiene que el multiculturalismo es una ideologia eurocentrita al servicio del capitalismo y la globalizacion. Dicho en sus propias palabras « de la misma forma que en el capitalismo global existe la paradoja de la colonizacion sin la metropolis colonizante de tipo Estado-Nacion, en el multiculturalismo existe una distancia eurocentrista y /o respetuosa para con las culturas locales, sin hechar raices en ninguna cultura en particular »[2], en este orden de ideas el multiculturalismo trata a las comunidades autenticas[3] como nativos que deben ser tratados y estudiados cuidadosamente. Esto implica que es falsa la negacion de la globalizacion o la homogenizacion de la vida cultural y social  cuando se piensa en el multiculturalismo, ya que este ultimo no es una afirmacion positiva del Otro sino un ejercicio conceptual de distanciamiento de ese Otro. 

 

En esta medida el multiculturalista solo puede llegar a determinar la existencia de la(s) comunidad (des) « autenticas » o « primordiales » si toma distancia y esta distancia solo la puede optener a traves del vacio de universaidad. En otras palabras, el multiculturalismo es una teoria que no abandona el concepto de universalidad « abstracta » propio de la ilustracion. Esta costituye una de las criticas hechar al multiculturalismo : los origenes culturales del multiculturalismo son eurocentristas. Pero Zizek no se queda en esta critica, para él  lo que es en verdad reprochable al multiculturalismo, es que detras de su eurocentrismo (que constituye su critica mas conocida) se esconde una sentencia « el hecho de quel sujeto carece completamente de raices, que su posicion verdadera es el vacio de universalidad ».

 

El problema que subyace aqui es el de la universalidad: para comprender mejor en que sentido el multiculturalismo, es la ideologia  del capitalismo mundializante (de la era post-moderna; del post-Estado-Nacion) conviene retrazar la idea de universalidad. No se trata de volver a la discusion ontologica sobre el caracter “concreto” o “abstracto” del universal. Para Zizek, el interes esta en pensar que existe una tension al interior de “la universalidad concreta” (orden socila universal):  la existencia de la tension entre la universalidad “real” (en el sentido hegeliado de realidad=razon=ideal=negacion)  de la globalizacion que supone la existencia (la ficcion) de la tolerancia multiculturalista, de respeto de los D.D H.H. y la democracia,  implica –necesariamente- la existencia un orden mundial (“la universalidad concreta”) portador de los rasgos universales antes mencionados al interior del cual puden tener lugar los “estilos de vida particulares”.  El problema reside en que la idea de la globalizacion solo tiene lugar en una “universalidad concreta” post-Estado-Nacion (que da espacio a la etnisacion de la nacion), que entra en conflicto con la anterior “universalidad concreta” del Estado-Nacion (que hace uso de la “nacionalizacion de la etnia”).

 

Dicho en otros terminos, el multiculturalismo no rompe con la vieja “universalidad concreta” del Estado-Nacion, que se halla estrechalmente ligado a la “maquina” globalizante y anonima llamada capitalismo. La pelea por las diferencias culturales se convierte en la unica salida que tiene el espiritu critico que ha aceptado el capitalismo como un hecho ineluctable. La imaginacion social solo nos permite articular las exigencias de los excluidos a las realidades sociales, culturales y politicas que surgen con el capitalismo globalizante.

 

Para Zizek, la “paricion” de minorias etnica y de estilos de vida multiples, son “sintoma”, es decir elementos que tienen que mantenerse como excepciones, es decir “como punto de suspencion del principio universal”[4] (capitalismo/globalizacion). La “actitud multiculturalista” tiene el rol de entretenir el sintoma. Asi, el multiculturalismo se presenta, como la poesia ideologica del papitalismo globalizado. El autor le despoja de todo caracter contestataire. 

 

 

 

 A.M

[1] Zizek S., « Multiculturalismo, o la logica cultural del capitalismo multinacional » En : Estudios culturales. Reflexiones sobre el multiculturalismo. Paidos , Buenos Arires/Barcelona .1998, pg. 137-188.

[2] Zizek, Op cip, pg. 172.

[3] Casi quisieramos decir « identificaciones primordiales » para referirnos -con el autor- a esas comunidades a las cuales pertenecemos antes de hacer parte de la gran « identificacion secundaria » la del Estado-Nacion

[4] En este argumento Zizek sigue de cerca el pensamiento de Hegel, ( Filosofia del derecho ) quien sostenia que el sintoma es la « razon inherente a la razon misma ». Se requiere de este punto de suspension del principio universal para estructurar su equilibrio. Citado por S. Zizek, op cip, pg . 177.

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/386764</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/386764</guid>
  <pubDate>Sun, 17 Jun 2007 19:36:03 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Hugo Chavez : una tirania de la mayorias? / une tyrannie de la majorité?</title>
   <description><![CDATA[  Con sorpresa he leido en el diario colombiano El Tiempo que el canal venezolano de television RCTV cerrara el proximo lunes 28 de mayo. Es curioso que este canal (tribuna de la critica al gobierno Chavez) sea el objeto de una negacion de licencia esgrimiendo como argumento que este medio  promueve &quot;antivalores, como el odio social y la violencia&quot;(Declaraciones de Mincomunicacion William Lara). Personalmente he sido solidaria -en mas de una ocasion- de la vision de mundo de Hugo Chavez, no obstante esa solidaridad no me inpide senalar que todo acto que busque silenciar cualquier  critica en contra de un sistema politico, es un acto en contra de la democracia. La tirania de las mayorias populistas es un riesgo al que esta expuesto el proyecto bolivariano. Solo la critica de una parte de la sociedad venezolana puede seguir oxigenando el sistema. 

Lamento que la tan aplaudida revolucion bolivariana, pierda de vista que una sociedad que se precie de ser democratica debe aceptar el disenso. 

http://www.eltiempo.com/internacional/latinoamerica/noticias/ARTICULO-WEB-NOTA_INTERIOR-3565086.html

 

J'ai lu avec étonnement dans le journal colombien El Tiempo que la chaîne de télévision vénézuélienne RCTV arrêtera ses programmes lundi prochain 28 mai. Il est curieux que cette chaîne (devenue tribune de l'opposition au gouvernement de Chavez) subisse un refus de licence, au prétexte que ce média promeut des « antivaleurs, comme la haine sociale et la violence » (déclaration du Ministre de la Communication, William Lara).

Personnellement, j'ai été en plus d'une occasion solidaire de la vision du monde d'Hugo Chavez ; cependant, cette solidarité ne m'empêche pas de rappeler que tout acte qui vise à faire taire toute critique contre un système politique est un acte contre la démocratie. La tyrannie de la majorité populiste est un risque auquel est exposé le « projet bolivarien ». Pour l'éviter, seule l'expression d'une critique par une partie de la société vénézuélienne permettrait d'oxygéner le système.

Je regrette que la « révolution bolivarienne », si applaudie, perde de vue qu'une société qui se targue de démocratie doit accepter les dissensions.

 

A.M.

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/05/365273</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/05/365273</guid>
  <pubDate>Tue, 22 May 2007 20:51:35 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Las diferentes olas y la contingencia del consenso: ¿”la victoria del final” de la derecha francesa?</title>
   <description><![CDATA[ 

 

A diferencia de la ola de cambios -de tendencia democrática e igualitarista que recorre América latina en los últimos 10 anos -después de la catastrófica moda neo-liberal impuesta por el FMI, el Banco Mundial y los estados Unidos, Francia da la novedad. Con una mínima superioridad de votos, la mitad de los votantes franceses ha apoyado políticas que producen, con el solo recuerdo, comezón a la mayoría de locales y de latinoamericanos, que conocen los efectos devastadores de estas propuestas -principalmente a los desocupados, los inmigrantes, los trabajadores y a las pequeñas empresas-. ¿Efecto conservador tardío, copia y seguidismo mal hecho del idolatrado amigo del norte?, o simplemente ¿re-configuración del mapa político francés, que merita sospechar del viejo clivaje político izquierda- derecha?

 

Si bien los viejos esquemas para pensar la política de los Estados-Nación, en el contexto de la mundialización económica, necesitan actualizarse, los ganadores y perdedores en el juego de la distribución de la riqueza (y por consiguiente el sentido dado a la igualdad, la justicia, la libertad como valores) esta lejos de clausurarse. El “centésimo aquí” convoca de ambos costados, pero no puede salvarse de tomar posición a la hora de decidir acerca de la distribución de la riqueza social, producida colectivamente. Los sectores y las clases sociales minoritarias hegemónicas, que han logrado un consenso contingente de los grupos subalternos -el “centro” incluido-, festejaran ahora la victoria electoral. Mientras, las fuerzas progresistas, socialistas, ecologistas y alter-mundialistas deberán repensar una estrategia de repliegue y defensa, en un primer momento,  para un posterior despliegue afirmativo de un proyecto con vocación de poder, a construir y a consensuar en una Europa plural, llamada a jugar un contrapeso alternativo a la decadencia del imperio americano y a la sociedad de consumo.

 

Nicolás Sarkozy viene a cumplir lo que los movimientos sociales le han impedido en el mandato anterior: flexibilizar el trabajo, bajar impuestos a las ganancias, cambiar las leyes de sucesión y herencia y desde un discurso comunitarista disfrazado de republicano, a cerrar fronteras a la inmigración. La continuidad lograda por la derecha francesa, puede suponer varios escenarios, no excluyentes, en los próximos cinco años:

 

1.    Como en los cinco años precedentes, la conflictividad social irá en aumento. Nada hace pensar que lo no logrado antes y lo prometido electoralmente ahora, pueda alcanzarse.

2.    La integración de los inmigrantes de diversas generaciones, sigue estando al centro de la problemática cultural, social y política. Viejo resabio colonial, que actualiza los límites eurocéntricos de la derecha francesa.

3.    La presión de diluir todas las resistencias (por ejemplo, el espíritu de mayo del 68) y las particularidades francesas de protección social, por lo tanto, como consecuencia la posibilidad y proyecto de re-integrarse a la mundialización desde la copia del modelo norteamericano y anglo-sajón, dará la apertura al desacuerdo y a la radicalidad de las luchas, más que al consenso democrático. 

4.    La continuidad de la derecha francesa en el poder, no va acompañada por renovación de ideas, pero si de liderazgos. Esto puede convertirse en “la victoria del final”, y el riesgo de una conflictualidad que desborde las instituciones republicanas. 

5.      Puede ser también que sea la oportunidad de los sectores de derecha a la renovación y a la re-configuración de la agenda socio-política, sobrepasando los tabúes e interdicciones de “lo políticamente correcto”.

 

Hipótesis, posibilidades o tan solo preguntas sobre el futuro que ya llegó. Los actores sociales y políticos, en la mayoría de los casos ciegos por las emociones y/o la ignorancia, sea por apoyo, indiferencia o rechazo recordaran el boon literario latinoamericano de la década del 60 y el 70. El realismo mágico, no precisamente latinoamericano, se encargara de posibilitar las respuestas para las próximas elecciones. Lo que importa ahora no es el resultado, sino lo que viene, el presente que se fuga en un futuro.

 

Hugo Busso
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/05/354512</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/05/354512</guid>
  <pubDate>Fri, 11 May 2007 11:01:50 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Vers une latino américanisation de la France ?</title>
   <description><![CDATA[   Les événements récents de la campagne présidentielle française nous montrent que la vie politique dans le pays de la « fraternité, la liberté et l'égalité » est en train de changer. D'abord parce qu'en 2002, M. Le Pen, président du Front National (F N), parti d'extrême droite, est passé au deuxième tour de la présidentielle, aux dépens du parti socialiste (PS) représenté par M. Jospin, avec un discours nationaliste et clairement xénophobe. Un discours marqué par le rejet de l'autre et clairement franco-français (« la France pour les Français » était son mot d'ordre), qui a trouvé écho dans l'esprit d'une partie des électeurs, au point qu'il est largement repris par l'UMP dans la campagne en cours. Mais le paysage politique français vit également un autre changement : pour la première fois depuis le vote des femmes (1944), dans le pays de mai 1968, qui a nourri et installé les discours féministes de tout une génération , une femme, Mme Royal, a une chance réelle d'être élue présidente du pays[1].

 

Durant cette campagne de 2007 le discours qui plaide pour la suspicion face aux immigrés et aux personnes non intégrées est plus que jamais un bastion important de la proposition de l'un des deux candidats du deuxième tour, M. Sarkozy (président de l'UMP). Son appel à créer un Ministère de l'immigration et de l'identité nationale choque tous ceux qui se sont battus pour consolider une république laïque, fondée sur des valeurs politiques[2] et étrangère aux discours identitaires qui ont fait tant de mal à l'Europe du XXème siècle. Son discours démagogique qui n'est pas accompagné d'un engagement social est condamné à l'échec, car les Français seront vite mécontents. L'idée de voir la France démanteler son système de protection sociale chagrine tous ceux qui comme moi croient encore à la politique comme seule sortie face aux dérives du système économique financier qui a laissé ailleurs des Etats dépouillés et abandonné leurs populations à leur sort en affirmant que la pauvreté est le résultat d'un choix de vie malheureux fait par les individus et non le résultat d'un choix politique des gouvernements. 

 

L'Etat que propose la droite française d'aujourd'hui - toutes tendances confondues - est un modèle de société dans lequel l'Etat est minimaliste (ses efforts étant centrés presque exclusivement sur la « sécurité ») et son gouvernement déresponsabilisé. L'Amérique Latine (héritière de l'horizon sociopolitique et culturel occidental et souvent laboratoire des expériences politiques libérales) a déjà vécu cette libéralisation du marché avec sa promesse de croissance économique, cette ouverture et cette modernité tant vantées par la droite française, notamment l'UMP. Une décennie plus tard, pour l'Amérique Latine le paysage est décevant car les Etats ont été  piégés par la logique vorace du  Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Aujourd'hui les ressources primaires comme l'eau, le gaz et le pétrole sont entre les mains des multinationales. Elles été vendues au nom du progrès économique et social des populations. 

 

Ce n'est pas pour rien qu'aux espoirs latino-américains des années 90 ont succédé de véritables crises économiques et sociales animées d'en bas par des populations déçues. Même l'Argentine, présentée dans ces années-là comme un exemple de réussite et d'ouverture économique néolibérale, a vu en 2001 l'affaiblissement des droits sociaux, rendant aigue une situation d'exclusion, de pauvreté et de marginalisation économique et politique. Plus récemment encore, la « révolution bolivarienne »  d'Hugo Chavez, ou l'ascension au pouvoir d'Evo Morales, sont l'expression du rejet brutal de la politique économique néolibérale.  

 

Les électeurs français n'ont pas encore compris que la France et son système démocratique républicain restent  dans le monde le référent d'une autre façon de vivre dans le capitalisme mondialisé tout en gardant le respect pour les acquis sociaux défendus par le discours humaniste, en cohérence avec les droits de l'homme. Si le 6 mai les électeurs français choisissent le candidat de l'UMP avec le même taux de participation qu'au premier tour (85%), le message qui sera envoyé au monde ne sera plus seulement celui d'une société démocratique, mais aussi celui d'une société qui méprise la richesse de la diversité culturelle, qui a fait sa grandeur dans le monde politique et social international.

 

A.M

 

[1] Ce n'est pas la première fois qu'une femme se présente aux élections présidentielles, et 4 candidats sur 12 étaient des femmes en 2007. Cependant, les femmes candidates n'ont jamais représenté un parti en position de remporter ces élections. Cela ne doit pas nous faire oublier le caractère machiste et parfois misogyne qui persiste dans la société française.

[2] Pris au sens républicain d'une conception de la nation unie autour des principes constitutionnels et au delà des clivages identitaires et religieux.

 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/04/339849</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/04/339849</guid>
  <pubDate>Tue, 24 Apr 2007 21:36:42 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>¿El ALBA de las Américas?</title>
   <description><![CDATA[   Por: Hugo Busso

 

Este escrito tiene como propósito recrear la interesante discusión desarrollada en la conferencia “Vientos de cambio en América Latina y Venezuela”, de Edwin Zambrano Vidal, organizada por OLA en Paris, el 7 de abril del 2007. El conferencista, abogado, ex diputado venezolano y asesor de Hugo Chávez, abordó diversas cuestiones. Elegiremos lo concerniente a Venezuela y al ALBA, como alternativa de integración regional al ALCA. En segundo lugar, intentaremos introducir someramente la idea de “Socialismo del siglo XXI”, que circula en torno a la idea y utopía Bolivariana de América. El debate sigue su curso en el presente, entonces, va “la primera piedra” después de la reunión….

 

Las preguntas de la conferencia dieron el marco del debate, pero evidentemente, no agotaron la discusión. Las cuestiones iniciales fueron ¿Asistimos en América Latina a un cambio de modelo social, luego del fracaso de las políticas neoliberales del Consenso de Washington?; ¿Es el ALBA realmente una alternativa a la perspectiva del ALCA y a las políticas neoliberales?; ¿Es la experiencia venezolana la tentativa más desarrollada del socialismo del siglo XXI?; ¿Es Chávez la nueva cara del populismo clientelar latinoamericano?, o su reverso, ¿es el líder de los procesos de cambio en América Latina?

 

Es sabido que el reverso al triunfalismo estadounidense de la década de los 90, con sus políticas neoliberales acompañadas por los efectos desvastadotes de las mismas y la idea del “fin de la historia”, se expresó en las resistencias políticas, inauguradas frontalmente en la revuelta de Chiapas, en 1995. Sin embargo, se considera que después de 1998 se empieza a articular más firmemente la plataforma del cambio regional. Expresado simultáneamente por el derrumbe de los gobiernos y de las experiencias neo-coloniales (con fachadas democráticas), controladas por el FMI y los Estados Unidos y las  expectativas de los sectores sociales  emergentes y victimas de tales procesos, en clara ruptura con las políticas económicas neoliberales. En términos generales, las políticas de privatización de los espacios y servicios públicos, acompañada por la hegemonía política y cultural liberal, generó su reverso inevitable: la revitalización de discursos latinoamericanistas, ambiguos y contradictorios, de izquierda, con tintes nacionalistas, populistas, socialistas e integracionistas, entre otras cosas, de no fácil de-codificación. 

 

Frente a la iniciativa del ALCA, que « mordió el polvo » en un rotundo rechazo popular de la región, la zona de libre cambio promovida por la política exterior norteamericana, surgió la reversibilidad de esa propuesta de mercado sin límites: el ALBA, la alternativa bolivariana de las Américas, con otros supuestos, principios y valores de integración. El norte del planeta tuvo una vez mas, la iniciativa de las integraciones regionales, luego de las experiencias históricas de las masacres mas “incivilizadas de la historia humana, durante siglos, que terminan casi definitivamente en la segunda guerra mundial. “Casi”, ya que Sarajevo a mediados de los 90, marca el peligro siempre latente del comunitarismo cerrado que caracterizo los estados-nación europeos de otros siglos. La Unión Europea y la integración de América del Norte (Canadá, México y EEUU), marcaron el debate del modelo de integración del MERCOSUR. 

 

En este contexto, el ALBA es un proyecto que nace privilegiando la complementariedad entre los países, favorizando los más frágiles y reforzando el conjunto de la economía de los países integrados a diferencia de la propuesta rapaz de EEUU, en base a la fuerza. Los ejemplos no bastan pero marcan intenciones. Las propuestas concretas de Chávez, por ejemplo, respecto al salvataje financiero de la empresa SANCOR (cooperativa lechera de productores argentinos), es un claro ejemplo, que evitó que sea comprada por capitales multinacionales y que permite la ampliación de negocios y complementariedades regionales. La exportación de petróleo a bajo costo a países del Caribe, Cuba incluido, es otro ejemplo, mas conocido y que no agota las posibilidades de ampliación de esta lógica. Pero vale aclarar, Venezuela es un país con demasiados problemas internos de exclusión, marginalidad y pobreza, a pesar de las regalías petroleras. No es posible que Venezuela haga de banca a la región, tan solo podría dar señales de ese tipo pero que no alcanzan a contrarrestar las consecuencias negativas de la mundialización económica, modelo regional triunfante estadounidense e imitado por Europa y Asia. 

 

 

Otra característica a señalar, a contraposición de las fracasadas políticas neoliberales que caracteriza la mundialización económica en curso, y que son aun hegemónicas en la región latinoamericana, es el retorno a la discusión y a la puesta en marcha de políticas públicas referidas a poder de la gestión, los bienes y servicios públicos. Así como el Estado Venezolano ha tomado el timón estratégico de los hidrocarburos, la misma tendencia en Bolivia, luego del arribo al poder de Evo Morales con la nacionalización del Gas, luego del decreto del 1 de Mayo del 2006. En Argentina, si bien el actual gobierno no dio marcha atrás con las escandalosas privatizaciones del gobierno de Menen, hubo una pulseada referida a los precios y la tensión se mantiene aun. Petrobrás, el gigante Brasileño, vale aclararlo, es parcialmente una empresa nacional. El Estado controla 37 %, 49 % de las acciones están en propiedad de estadounidenses y el 11 % pertenece a testaferros del mismo país. El discurso de exportación norteamericano e inglés, de anulación de la presencia estratégica del estado se devela falso, hasta para los más desprevenidos. China, si bien de tradición comunista y economía capitalista, con Petrochina ha superado a Shell, siendo la sexta capitalización bursátil mundial. En 1999, sus sociedades operan en Venezuela, Sudan, Birmania, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Indonesia, etc. La cínica “obligación” de privatizar, encontró sus limites en la estupidez pre-juiciosa y sobre todo, en las consecuencias para los países emergentes. 

 

Pero retomemos a Venezuela, que se presenta muy dinámica en su política exterior, y particularmente, su actual presidente, que se propone como referencia en la región, y en competencia mediática con Bush. Luego de su ingreso al MERCOSUR, ha jugado la carta de referente político y de alternativa de integración, como ya lo señalamos. En Cuzco, en una cumbre de presidentes señaló y propuso la consigna de “la política como locomotora, lo social como bandera, la economía como vía y la cultura como combustible”. En el plano de la cultura y la información nació Telesur, la compañía televisiva que quiere informar de otro modo a los latinoamericanos. Esta funciona con sus partenaires argentinos cubanos, uruguayos y venezolanos.

 

La integración regional puede ser mucho más fácil si no se limita sólo barreras aduaneras y a la sola ampliación del mercado. Los problemas de las integraciones culturales, ambientales y de seguridad, pueden ser complementarios y ocupar el centro de los procesos. El ALBA puede ser un proyecto de integración alternativo, si lo asumen más enérgicamente los gobiernos de los Estados actuales de la región. En tanto proyecto de integración que se apoye a desarrollar mecanismos cooperativos y comparativos, puede trascender la estrechez de la ganancia fanática del neoliberalismo. Reducir las asimetrías existentes entre el norte y el sur y tener políticas de compensación, para nivelar los diferentes desarrollos regionales, puede ser la diferencia básica a apoyar y proyectar desde la región latinoamericana. Para aportar, no solo ideológicamente,  las soluciones a los problemas de la distribución desigual de la riqueza, la marginalidad y la pobreza creciente desde valores solidarios y emancipatorios. En síntesis: la propuesta del ALCA no hace diferencias ni las acepta, solo cuenta la asimetría de la negociación y la imposición de la fuerza. El ALBA en cambio, propone la integración positiva, donde puede hacerse efectivo el juego en donde todos ganen, a diferencia del neocolonialismo actual de transferencia asimétrica de capitales (económico, cultural, social, simbólico) de modo permanente.

 

Desde esta perspectiva, ¿Cómo es posible definir lo que anunció Chávez como “Socialismo del Siglo XXI”? Una cosa es segura, se tata en primera instancia de crear las condiciones para una sociedad mas justa, una economía que sirva a todos. La empresa mixta puede ser una alternativa mejor posicionada que la estatización y la privatización total. La transición al socialismo del siglo XXI, en todo caso debería asegurar esta etapa ciertas condiciones básicas, sin grandes y traumáticas rupturas, que las termina pagando el “pueblo liso y llano”, como es evidente en los últimos treinta años en América Latina. 

 

 

 
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/04/332487</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/04/332487</guid>
  <pubDate>Mon, 16 Apr 2007 16:08:05 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>15/05/07 : &quot;Ethnies multiples et nation unique : le cas colombien&quot; à la Maison de l&#039;Amérique Latine, Paris</title>
   <description><![CDATA[   
  J&#039;aurai l&#039;occasion de parler des conséquences du changement constutionnel de 1991 en Colombie, qui a permis la reconnaissance politique et juridique du caractère pluriethnique de la nation, à la 

 

Maison de l&#039;Amérique Latine, mardi 15 mai à 18h30

217, Boulevard Saint-Germain 
75007 PARIS

 

dans le cadre des Dialogues Philosophiques organisés par le Collège International de Philosophie

 

J&#039;espère y rencontrer tous ceux qui seraient intéressés pour discuter de ce sujet,

 

Angélica
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/315010</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/315010</guid>
  <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 11:32:31 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le Monde joue le jeu des médias colombiens</title>
   <description><![CDATA[   J'ai lu  avec étonnement dans Le Monde du 23/01, sous le titre Colombie : un otage s'est évadé, un article à propos de l'ex-ministre colombien Araujo, qui vient de retrouver sa liberté après cinq années entre les mains des FARC (l&#039;enlèvement a eu lieu le 4 décembre 2000). L'article, traduit de l'espagnol (El Pais) sans recul ni analyse, reproduit l'image d'une victime de la guérilla colombienne, transformée en héros et exemple de résistance et de force morale. Ce qu'oublie  la rédaction du Monde est qu'au moment de son enlèvement pesait sur  l'ex ministre Araujo un procès pour escroquerie envers la ville de Carthagène. En effet, Araujo avait été mis en examen pour la vente irrégulière à prix d'or d'un grand terrain, situé près du centre-ville de cette principale ville touristique de Colombie, qui appartenait pour partie à la ville et pour partie à des propriétaires pauvres expropriés. Précisons que la famille Araujo possède l'une des principales sociétés de BTP de Carthagène. 
 
L'ex ministre a recouvré sa liberté quelques jours après l'échéance de sa mise en examen. S'il faut se réjouir qu'une personne soit de nouveau en liberté, car c'est un acte barbare que de priver un être humain de son bien le plus précieux, il faut pas reproduire sans analyse l'image d'un ex ministre  héros, quand celui-ci a commis des actes malhonnêtes, qui vont à l'encontre de la vie politique et sociale d'un peuple, car ce sont aussi des actes barbares contre le politique qui affaiblissent nos institutions démocratiques et entament la confiance des citoyens. 

  

Trop souvent, les médias français évoquent le conflit avec les FARC comme unique grand malheur de la société colombienne, en oubliant l'existence d'une très forte corruption qui nuit à la vie politique, entretient le conflit, et gangrène la société colombienne – à ce jour, pas moins d'une douzaine de députés et élus sont soupçonnés d'avoir des rapports avec les paramilitaires dont ils auraient financé les campagnes, et trois d'entre eux ont été mis en examen pour ce motif. 

  

A. M. ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/257831</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/257831</guid>
  <pubDate>Wed, 24 Jan 2007 19:23:42 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Contrastes</title>
   <description><![CDATA[ Ver este y otros videos en http://www.youtube.com/
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/246020</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/246020</guid>
  <pubDate>Thu, 11 Jan 2007 20:58:44 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Soldados en Colombia</title>
   <description><![CDATA[ Esta vidio se encuentra en el sitio web http://www.youtube.com/. Lo presento ya que ilustra la vida de los directos implicados del conflicto en Colombia.
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/246005</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2007/01/246005</guid>
  <pubDate>Thu, 11 Jan 2007 20:48:06 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Les paradoxes du discours politique de la FARC –EP</title>
   <description><![CDATA[      Par Angelica Montes (*) 
La situation de conflit en Colombie dure depuis plus de 60 ans et chaque processus de paix s'est soldé par une défaite politique. En septembre 2006, le pays se réveille avec la nouvelle d'un possible recommencement des dialogues de paix avec les FARC. Les premiers à saluer cette initiative sont les familles des personnes séquestrées par les FARC pour des raisons politiques. Après plus de quatre années de politique de fermeté face aux guérillas le gouvernement du président Alvaro Uribe annonce sa volonté d'entamer un dialogue de paix avec les FARC, le groupe guérillero le plus puissant du pays, avec le but d'obtenir la libération des personnes kidnappées. Les FARC, plus grande guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 rebelles détenus contre celle de 58 otages, personnalités politiques et militaires dont trois Américains et Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à l&#039;élection présidentielle.  
                                                          Du jour au lendemain, le 20 octobre 2006, le « dialogue » a été rompu, après un attentat dans l'Ecole militaire de Bogota, qui a fait revenir le président Uribe à son discours de fermeté face aux terroristes. Le gouvernement a immédiatement accusé les FARC d'être les auteurs des attentats. Pour le président Uribe et son ministre de la Défense (Manuel Santos), il ne fait aucun doute que les FARC sont des terroristes sans aucune volonté politique de trouver une solution à la situation des kidnappés. 
   UN langage désobligeant envers les FARC, que le président avait mis entre parenthèses, est réapparu avec force, cette fois-ci accompagné d'un appel à l'opinion publique. La population est invitée à participer à la défense de la patrie en donnant des renseignements pour capturer les terroristes, qui en commettant des attentats contre les forces armées sont contre la patrie colombienne toute entière. La télévision diffuse de nouveau les photos des « terroristes » (FARC), avec le montant de la récompense s'ils sont pris morts ou vifs. 

                                                 

    Cet article écrit en novembre 2001, mais toujours d'actualité en décembre 2006, retrace la dialectique de la relation guérilla – gouvernement ces dix dernières années en Colombie, les paradoxes et les carrefours d'un des conflits les plus anciens dans la région des Amériques. 
     Le mouvement de guérilla colombien FARC-EP, qui naît au sud du département  de Tolima en 1964 et est déclaré selon ses membres comme étant « un recours de résistance devant l'agression de l'Etat (..) vers la recherche du pouvoir politique pour construire un nouveau pays démocratique avec une justice sociale» ,vit depuis les années 80 une de ses périodes de forte croissance et de renforcement militaire.

                                           

Au cours de ces années la confrontation armée est devenue plus complexe, ce qu'Eric LAIR appelle une «rupture stratégique » par le fait d'un changement dans les objectifs, la représentation, les moyens et l'assise socio-spatiale des deux guérillas les plus
importantes: « lors de leurs conférences respectives tenues en 1982 – 1983, les FARC et l'ELN ont adopté des stratégies politico—militaires particulièrement offensives: entre autres choses, elles désirèrent dédoubler leurs fronts de guerre existants, se disséminer géographiquement selon une logique centrifuge, diversifier leurs sources de financement et s'immiscer davantage dans la vie des municipes en vue de créer les conditions d'une insurrectionpopulaire »  (Lair)

                                        
C'est dans ce contexte qu'on peut se demander de quelle façon le changement de stratégie décrit par Lair peut être accompagné par une fracture dans le discours,c'est-à-dire, de quelle façon le discours politique qui a justifié tout au long de ces années la lutte armée de la guérilla pour la défense des intérêts de la population civile et paysanne est niée par cette
nouvelle stratégie d'offensive militaire.
Le présent article a pour objectif de montrer comment on peut présenter cette négation du discours politique. Pour cela nous ne prendrons que quelquesdéclarations concernant deux thèmes particuliers que le Secrétariat de l'Etat Major Central des FARC–EP a
rendu public sur la Réforme Agraire et sur la Paix, opinions apparues lors de la Huitième Conférence(avril 1993, la Uribe-Meta), du Discours de Lancement du Mouvement Bolivarien pour la nouvelle Colombie (29mars 2000) et au cours de deux entretiens avec le
Commandant en Chef : Marulanda Velez. De plus, nous analyserons, en nous basant sur quelques comptes rendus publiés par le CODHES, dans quelle mesure le discours tenu dans ces documents contredit les actions belliqueuses du mouvement.
                   La Réforme Agraire
En avril 1993,  le Secrétariat de l'Etat Major Central des FARC –EP, réuni dans la région d'Uribe-Meta, fait connaître sa Huitième Conférence(Déclaration Politique), une sorte de bilan général de ses trente années de lutte armée. Dans ce document, on constate que, dès le début et jusqu'à ce jour le discours politique du mouvement de la guérilla (qui se déclare marxiste-léniniste) a été influencé par la demande auprès de l'Etat d'une Réforme Agraire
paysanne.                                             7 La Huitième Conférence confirme que son but n'est pas d'abolir l'Etat mais de créer un régime politique «pluraliste, patriotique et démocratique » auquel participeraient tous les secteurs de la population nationale. 
La FARC-EP considère que la solution du conflitdemande la participation de tout le pays et ne devra plus être traité comme un problème entre gouvernement et guérilla. Pour cela ils proposent leur «Plate-forme d'un gouvernement de reconstruction et réconciliation nationale » (Huitième Conférence 1993).
   En analysant les déclarations des commandants, tant dans les entrevues que dans la déclaration politique de 1993, on observe que pour le Secrétariat de l'Etat Major Central des FARC–EP la participation démocratique exige que la population civile paysanne,
ouvrière et indigène soit partie prenante dans les décisions de l'Etat. C'est seulement ainsi que l'on garantira une justice sociale plus équitable et moins sujette à des compromis de partis qui se sont succédés tout au long des décennies de gouvernements oligarchiques. Ceux-ci, selon son opinion, sont responsables de « l'absence d'une véritable réforme agraire attribuant la terre à celui qui la travaille et d'un programme assurant à tous la santé, un toit,l' éducation et un travail. Tout ceci est la conséquence de la distribution inégalitaire des richesses. Il faut ajouter à cela la violence institutionnelle de l'état, exercée par ses organes répressifs, pour maintenir  l'ordre social ainsi établi au bénéfice de la classe dominante » (Marulanda).
   Pour les FARC-EP, depuis le 20 Juillet 1964, « Les combattants de Marquetalia au sud de Tolima ont proclamé le programme agraire des guérillas qui, avecle temps, deviendra notre programme agraire. Dans ce programme nous préconisons la lutte pour une Réforme Agraire révolutionnaire qui liquidera les bases de la propriété « latifundiste » et remettra la terre à la paysannerie, garantissant les conditions pour une exploitation économique »  (Discours de Lancement du Mouvement Bolivarien ).
     Trente sept ans plus tard, ces affirmations amènent le lecteur à se poser une question : Comment harmoniser ces déclarations avec les chiffres alarmants des paysans déplacés ?
     Selon un rapport du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, entre 531 et 936 personnes fuyaient tous les jours durant l'année 2001. Ce rapport signale que, tout au long de l' année 2002, on a enregistré 168 déplacements massifs et qu&#039;un
minimum de 531 personnes sont expulsées chaque jour à cause de la violence. Les motifs de la fuite de leur région d'origine sont : les menaces 34%, la peur 18%,les assassinats sélectifs 19%, les affrontements armés 10%, les massacres 9% (le tout fait partie de la
violation des DDHH et DIH). Selon les rapports que donne Codhes  les violations des droits de l'homme et les déplacements de population se sont imputés à la FARC-EP, l' ELN et les AUC.

    Ce même organisme fournit des chiffres qui nous permettent de dire qu'après 37 ans de lutte pour la Réforme Agraire, la situation dans le pays à ce sujet, loin de s'être améliorée, a empiré : « trois cents latifundistes' propriétaires d' exploitations supérieures à 2000 hectares ont agrandi leurs propriétés de 31 millions additionnels entre 1984 et 1997, alorsque pendant cette même période un demi million de paysans seulement ont pu augmenter leurpropriété de 238 000 hectares, soit un demi hectare en moyenne par famille » .
    Cette migration rurale a provoqué des changements brusques quant à la possession des terres, ce qui en Colombie est historiquement en butte à de violents processus de contre réforme agraire, qui de plus affectent la production agricole et la qualité de vie des paysans déplacés, ces mêmes paysans qui depuis le 20 juillet 1964 à Marquetalia sont soutenus par la FARC-EP  avec une féroce obstination.
                        La Paix
A ce sujet, les déclarations des commandants de la FARC-EP, comme celles de tous les acteurs du conflit armé, sont ambiguës, probablement car rattachées à la conjoncture politique. C'est ainsi que, par exemple,
en mars 1992 lors des dialogues de  paix à Tlaxcala (Méxique) pendant le gouvernement Gaviria, les porte-parole du mouvement s'engageaient à  revoir etcorriger tous les aspects de la confrontation qui affectent la population civile (séquestrations,disparitions forcées, détentions arbitraires entre autres). Ce compromis de paix pour le pays fut réitéré
six ans plus tard en 1998, seulement trois mois après la prise de pouvoir du Président 0Andres Pastrana . Le chef suprême des forces insurgées du mouvement déclarait «nous voulons la paix, sans faim, sans lois répressives » . Cet enthousiasme pour la paix leur a
permis d'obtenir la reconnaissance en tant qu'organisation belligérante. 

Deux ans plus tard, en pleine crise du processus de paix, le même Marundala affirmait « dans ce pays, il y a longtemps qu'il n'existe plus de garanties pour les opposants politiques au régime, par conséquent il est impossible d'utiliser les tribunes bourgeoises de manière révolutionnaire, comme le préconisait Lénine,parce qu'ici en Colombie, celui qui représente lavéritable opposition, en étant élu aux institutions publiques, est assassiné sans aucune sorte de considération » (Marulanda). Ces déclarations du mouvement indiquent clairement que l'unique façon de lutter est la lutte armée et la seule manière de prendre le pouvoir est la force que celle-ci vous donne.
     La position du mouvement de guérilla paraît être ainsi attachée au caractère fluctuant des conjonctures et des sympathies des gouvernements du moment. Ceci permet d'expliquer pourquoi face à l'opinion publique nationale et internationale les propositions de paix de la FRC-EP sont discréditées : après deux tentatives pour obtenir la paix (Gouvernements de Bétencourt 1984 et Gaviria 1993) et l'échec du processus de paix avec
le gouvernement du président Pastrana (an 2001) la population commence à exprimer son pessimisme et son incrédulité envers les promesses du mouvement armé.
                  
En Colombie, à partir des années 1980, la guerre «civile » s'endurcit, en partie à cause  de la politique offensive des mouvements de guérilla, qui a provoqué l'inclusion agressive de la population civile dans le conflit. Celle-ci, à son grand regret, est devenue un acteur de plus dans le conflit : « toute personne qui ne coopère pas devient un suspect à priori. Les belligérants imposent ainsi au conflit une dynamique locale ami-ennemi, afin de clarifier les
rapports sociaux. Ces phénomènes de belligérance forcée rendent la neutralité extrêmement difficile pour les populations qui n'ont d'autre  alternative  que de se rebeller contre l'ordre imposé, de s'enfuir ou de se soumettre à un protagoniste armé » (Lair)

    Dans ces circonstances, on se demande jusqu&#039;à quel point dans un pays comme la Colombie, qui va finir sans ses paysans (ceux-ci « fuyant vers les villes » ) et sans terres à cultiver, non seulement à cause de la peur de la guerre mais aussi à cause des actions sauvages des grands propriétaires terriens (selon les renseignements du Codhes : une famille paysanne possède en moyenne ½ hectare de terre), l'idée de faire une Réforme Agraire est-elle suffisante pour justifier politiquement les actions belliqueuses de
tous les acteurs armés ? 

Dans le cas de la Farc-EP, la contradiction entre ses paroles et ses actions est évidente. Le mouvement continue à baser son discours sur une stratégie de lutte qui appelle un appui des populations paysannes,ouvrières et indigènes et leur insurrection populaire,alors qu'il utilise l'extorsion et la terreur psychologique contre la population civile.

Quand au thème de la paix , on se trouve sur un «terrain miné» . En effet les exigences des deux acteurs de la guerre exigent un certain degré de confiance mutuelle qui s'est perdu et qui peut-être n'a jamais existé. Le  Gouvernement demande un cessez le feu et un désarmement, la guérilla affirme qu'elle ne signera pas une « paix romaine » qui serait celle des vaincus et des cimetières.

Si les FARC-EP ne croient pas que  tant que les destins politiques de ce pays seront aux mains des partis de droite il ne peut y avoir de démocratie, si elle ne fait pas confiance aux éventuelles garanties de sécurité que lui offrirait l'Etat dans le cas où serait proposé un processus de réinsertion (crainte légitime après l'extermination et la persécution des
membres de l'Union Patriotique, bras politique de la FARC-EP, qui en toute légalité tenta de s'ouvrir un espace sur la scène politique du pays) et si elle ne paraît pas désireuse de négocier une issue pacifique à la guerre intestine dans la quelle la Colombie se
débat, quelle autre voie leur reste-t-il pour arriver au pouvoir, si ce n'est celle de s'imposer
militairement  par la terreur et la confrontation directe avec l'Etat qui encercle la société civile ? 


             A.M
 ]]></description>
   <link>http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2006/12/230687</link>
   <author>puntodefuga</author>
   <guid isPermaLink="true">http://puntodefuga.blog.mongenie.com/index/p/2006/12/230687</guid>
  <pubDate>Thu, 21 Dec 2006 19:21:59 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Identité et historiographie: le cas des noirs en Colombie</title>
   <description><![CDATA[   
Par Angelica Montes

La mémoire, elle, est forcement une sélection : certains traits de l'événement seront conservés d'autres sont immédiatement ou progressivement écartés, et donc oubliés » [Todorov, 1998].

 

Résumé : La construction de l'identité d'une communauté est étroitement liée au rôle que l'historiographie lui attribue. De ce fait, pour comprendre les enjeux de l'identité noire en Colombie, il faut analyser les travaux historiographiques du XIXème siècle, période de l'Indépendance et de la formation de l'Etat-Nation, à laquelle se sont façonnées les identités socio-raciales. Cet article a pour objectif de montrer le processus d'« invisibilisation » et d'« oubli » des noirs, qui explique, pour ces communautés, les difficultés à définir une identité, bien qu'aujourd'hui inscrite dans la Constitution. 

Mots-clés : Colombie, identité noire, métissage, historiographie, mémoire

 

Summary : The construction of the identity of a community is strongly related to the role that the historiography attributes to it. To understand the stakes of black identity in Colombia, it is therefore necessary to analyze the historiographic works of the 19th century, the period of Independence and of the building of the Nation-State, during which the socio-racial identities were shaped. This article aims at underlining the process of “invisibilization” and “oblivion” of the Black, which explains the difficulty to define an identity now written in the Constitution.

Keywords: Colombia, Black identity, historiography, memory

 

Introduction

Par la promulgation de la Constitution de 1991 la Colombie, comme d'autres pays d'Amérique du Sud, Centrale ou de la Caraïbe, a reconnu le caractère multiculturel et pluriethnique de sa population. Cette nouvelle situation offre, pour la première fois, à la population noire une rencontre avec sa (ses) mémoire(s), circonstance qui entraîne non seulement son entrée officielle dans les représentations politiques et institutionnelles, mais aussi une révision de l'histoire officielle, un processus de reterritorialisation, de récupération et de redéfinition du territoire comme espace vital du point de vue politique et culturel[1]. 

 

La loi 70 de 1993 qui déclare l‘existence des “communautés noires” se situe dans la lignée de cet effort de l'Etat pour donner une place dans la vie politique et sociale du pays aux minorités ethniques et impulser ainsi la redéfinition des catégories identitaires. Cette loi définit le noir comme faisant partie d'une “communauté noire” et celle-ci comme « l'ensemble des familles d'ascendance afro colombienne qui possèdent une culture propre, comportent une histoire et ont leurs propres traditions dans la relation terre-peuple qui révèlent et conservent une conscience de leur identité qui les distingue des autres groupes ethniques » [Loi 70, Chapitre I, art. 2] et « qui habite des terres en friche des zones riveraines des fleuves du bassin du Pacifique »[2].

 

De ce fait l'Etat prévoit un ensemble de mesures juridiques spécifiques pour ces communautés : l'attribution de terres; un système éducatif spécial (ethno-éducation) qui respecte leur particularité culturelle [Loi 70, 1993: Chapitre VI, art.44], ainsi que la garantie d'une représentation politique au niveau de la “Camara de representantes” (assemblée nationale) [Loi 70, 1993: Chapitre VIII, art.66]. 

 

Etant reconnus dans leur particularité ethnique, les noirs sortent de l'état « d'invisibilité »[3] historique et intellectuelle [Friedmann, 1994] qui avait prévalu depuis la loi 21 de 1851- année de l'abolition légale de l'esclavage- qui avait « effacé » leur identité raciale et/au ethnique[4] sous le concept de citoyen, et a permis de parler d'une « démocratie raciale ». 

 

Sous cette dernière affirmation -soutenue par les membres de l'Académie d'histoire et les politiciens - serait occulté le désir de conduire la diversité raciale du pays au travers le blanchiment. Selon cette idée, la Colombie était une société métisse dans laquelle graduellement le noir et l'indien se diluent pour laisser la place au colombien-métisse. Ce processus, qui remonte à la période de la construction du récit de la nation colombienne, a empêché la reconnaissance publique de l'hétérogénéité raciale et du respect des droits des citoyens, des noirs et des indiens, dans l'ordre social, culturel et politique pendant une grande partie du XXème siècle [Wade 1993].

 

Cet article cherche à montrer comment l'historiographie a participé à la construction de cette « invisibilité » par une classification socio-raciale avec, implicitement, une discrimination d'ordre racial et une image dévalorisante de cette partie de la population. Notre intérêt se centre sur l'image des noirs fabriquée par les historiens colombiens au XIXème siècle. Cette question sera abordée par l'étude de la mémoire historique élaborée par José Maria Samper, longtemps considéré comme l'historien de la nation et, avant lui, Francisco José de Caldas, l'un des intellectuels de la période de l'indépendance. Leur participation a été essentielle dans la construction de l'identité de la population « mulâtre », « métisse » et « noire »[5] de Colombie, et de l'usage que l'on a fait de la catégorisation du « noir » pendant la consolidation de l'Etat-nation.

 

José Maria Samper : Région, climat et composition socio-raciale

 

Le Vice-royaume de la Nueva Granada (Actuelle Colombie)[6], était scindé en quatre grandes régions : la cordillère orientale, le sud de la cordillère occidentale, la région de la Caraïbe, et la Côte Pacifique. Le discours historiographique du XIXème siècle attribue à chacune de celles-ci des caractéristiques climatiques et raciales bien définies. 

 

Nous avons ainsi :

1                    La cordillère orientale. Sans doute la plus peuplée, dont les épicentres se trouvaient à Santa Fé - siège du Vice-roi -, Tunja et Pamplona. Elle se présente comme une région agricole et textile par excellence, sans tradition minière et avec une population métisse et indigène. Se trouvait parmi elle la population créole la plus importante de tout le vice-royaume.

2                    Le sud de la cordillère occidentale. Il comprend le plateau de Popayan, la vallée de Cauca, la vallée de Patia et Pasto. Les villes principales étaient Cali et Popayan. Durant la colonisation cette dernière était une société esclavagiste d'importance, avec Carthagène des Indes. Ici l'activité minière, l'élevage et la culture de la canne à sucre constituaient le moteur de l'activité économique.

3                   La région de la Caraïbe ou terres plates du littoral Atlantique, avec ses deux grandes provinces Carthagène et Santa Marta, était peu peuplée et était réputée pour le « désordre » de sa vie institutionnelle et pour ses habitants, en grande majorité métisses et « libres de toutes les couleurs ».

4                    Finalement la Côte Pacifique, à l'ouest du vice-royaume, avait comme épicentre le Choco. Son économie tournait autour de l'exploitation minière, particulièrement de l'or. Sa population était constituée par des noirs et des indigènes [Samper, 1861/1969, Jamarillo, 1984,].

 

Ces descriptions sont importantes étant donné qu'elles nous offrent une vision plus large des particularités économiques, démographiques et socio-raciales de chacune de ces zones, nous permettant, au passage, de voir comment cette division en quatre territoires fera de chacun d'eux des régions culturelles différentes dans lesquelles un élément racial prédominera face aux autres.

 

La division en quatre régions, favorisée par la topographie, fut nourrie par un discours historiographique déterminé par un effort de la république naissante pour configurer une Nation appuyée sur des principes politiques. Ceux-ci ont permis d'intégrer (dissoudre) la diversité de la population et la diversité raciale, et perpétueront en même temps la domination d'une élite créole (les hispaniques nés sur le territoire américain) nationale. 

 

Ainsi par exemple un des travaux historiographiques les plus connus, celui élaboré par l'écrivain et historien colombien José Maria Samper en 1861[7], qui a recréé une histoire où il décrit les « altiplanos » comme des zones de climat à mi-chemin entre printemps et été, similaire à celui de l'Europe : « C'est dans les cités « altiplaniques » [qualifiées de centres], telles que Bogota, Popayan et Tunja (….) que se trouve dans toute sa pureté et avec une grande force de traits, ses qualités et ses défauts, la race du créole pur, c'est-à-dire le fils de l'Espagnol qui conserve son sang sans mélange avec une autre race ». [Samper, 1861/1969 : 83]. Les habitants prototypes de cette région sont le « santaféreno » et l'« antioqueno ». Le premier manifeste, selon l'auteur, une heureuse inclinaison pour tout type d'art et d'études, c'est un homme d'honneur aimant l'aristocratie, conservateur et religieux. Le second, excellent père et époux, est courageux, travailleurs, voyageur infatigable, en somme intelligent pour tout, généreux et orthodoxe.

 

En opposition à ce qui a été dit, il présente les côtes et vallées comme des régions périphériques fouettées par de forts et perpétuels étés, habitées par les mulâtres et carterones toujours révoltés. Dans la description élaborée par Samper le mulâtre est présenté comme un amoureux de la liberté, ce qui le conduit à être toujours plongé dans des révoltes de tous ordres, non pour des raisons de lutte de castes car, selon cet auteur, « dans la Nueva Granada, il n'y a jamais eu de luttes de castes ». La passion du mulâtre pour les révoltes est due à sa condition même de mulâtre et de carteron.

« C'est-à-dire que l'exubérance de sève, de belles qualités[8] [de l'Espagnol et du noir africain], exubérance qui manque toujours du double frein de l'éducation et des intérêts bien consolidés, produit des débordements passagers et qui n'annoncent rien de mal pour l'avenir (…) le mulâtre est, donc, un type intéressant qui, bien dirigé, est susceptible d'offrir des résultats non seulement appréciables mais surprenants » [cf. Samper, 1861/1969 : 90].

 

Cette vision optimiste face au futur des mulâtres dans la nation Colombienne tient à ce que l'auteur, bien qu'il voie dans le mulâtre une organisation physique plus noire que blanche, lui reconnaît des qualités morales plus blanches que noires. Qualités qui bien cultivées le rapprocheront chaque fois plus du blanc.

 

A l'intérieur de cette classification raciale détaillée selon le prisme géographique et social, présentée par José Maria Samper en 1861, occupe la dernière place (sous l'indien chibcha, l'habitant des plaines, des terres de pâturage)[9] le zambo ou boga du bas Magdalena et de l'Atrato :

« L'évidente infériorité des races mères (l'africaine noire et l'indigène cuivrée) et leur dégradation plus ou moins profonde, poussée par un climat où tout fermente (car le soleil et la terre s'embrassent là-bas avec une infinie lubricité) ont produit avec le zambo une race d'animaux (…) le zambo se montre dans sa laideur de trois façons : à bord du bateau, sur la plage en dansant le ‘currulao' et dans sa cabane au bord de la rivière » [cf. Samper,  1861/1969 : 95].

            

Les commentaires de l'historien Samper concernant le zambo permettent de construire l'image d'un individu dépourvu de toute valeur morale appréciable. Le zambo est présenté comme un sauvage brutal, irrespectueux, paresseux aimant boire et manger, obscène, etc. Un portrait qui s'étend sur plusieurs pages, dans lesquelles l'auteur laisse aller son mépris pour cet habitant de la rive des fleuves et des plages vierges qu'il affuble du titre de « la pire caste ou race du pays »[10].

 

De cette façon nous observons, selon cette mémoire historiographique du XIXème siècle, les côtes et les rives des fleuves restèrent habitées par les mulâtres, carterons et zambos (liés à l'histoire du noir africain). En revanche, dans les cordillères, orientale et occidentale, la combinaison blanco-indienne détermina la formation d'une population métisse, qui peupla avec les créoles ces régions prospères et modernes. 

 

L'œuvre de Samper illustre comment le discours historiographique, et la mémoire du passé de la nation qu'il comporte, complexifient la compréhension de l'identité de la nation colombienne, et de la construction de l'Etat-Nation. On observe que non seulement des raisons d'ordres politique et économique opposaient le « centre » aux provinces « périphériques », mais aussi que le caractère de la composition raciale de ces dernières a été un facteur déterminant dans la confrontation. En effet, il existait une vision « racialisée » de la population du vice royaume de la Nueva Granada, qui conduira à la perception que le « centre » avait (et a encore) de la périphérie, en particulier des côtes. Cette vision influença la manière dont, depuis les Andes, se construisit l'imaginaire socio-racial de la Colombie comme une Nation andine et métisse.

 

Francisco José de Caldas : Entre déterminisme climatique et rêves de modernité

 

Ces divisions raciales sont recréées dans les travaux historiographiques menés par le pouvoir, qui, dans le cas de la Nueva Granada, se trouvait dans les mains du créole lettré, catholique et blanc.

 

Un des premiers intellectuels à présenter un discours national dans lequel sont tracées ces échelles de valorisation socio-raciale en relation avec le climat et la topographie du pays fut Francisco José de Caldas. Ce scientifique, passionné par la botanique et la géographie, s'appuie sur la théorie positiviste du « déterminisme biologique » pour dénoncer dans ses travaux l'existence d'une infériorité « naturelle » des hommes des terres chaudes par rapport aux habitants des Andes.

 

Dans son essai intitulé « De l'influence du climat sur les êtres organisés » [11], publié en mai 1808, Caldas entreprend la tâche de montrer qu'il existe un lien étroit entre le climat et les qualités physiques, morales, intellectuelles et politiques des hommes, construisant ainsi l'une des images les plus influentes de la littérature essayiste colombienne du XIXème siècle. De manière générale, Caldas fait usage de données climatiques et physiques (température, vents, alimentation, oxygène, pression atmosphérique, transpiration corporelle) et de descriptions de la taille des animaux et des végétaux pour argumenter son idée selon laquelle les hommes et femmes des Andes ont été bénis par le climat pour développer en eux des conditions morales meilleures que celles que pouvaient avoir les habitants des rives colombiennes de la mer des Caraïbes.

 

Ainsi la première différence (amplement décrite) entre les peuples de la côte et des rivières, par rapport à ceux des montagnes, concerne les instincts sexuels et amoureux des uns et des autres. Il existe dans les Andes : 

« des principes moraux et de justice, une société bien formée (…) une température douce qui ont produit des coutumes modérées et des occupations tranquilles. En amour, cette zone torride du cœur humain, ils n'ont pas ces fureurs, ces cruautés, ce caractère sanguinaire et féroce du mulâtre des côtes. Ici ils se sont mis en équilibre avec le climat, ici les personnes pleurent, chantent et utilisent la langue sublime et pathétique de la poésie » [cf. Caldas, 1808 : 306].

 

Dit en d'autres termes, les hommes et femmes des zones chaudes ont une morale relâchée et manquent de pudeur, se laissant entraîner par leurs passions et instincts, différents en cela des hommes et femmes des Andes, qui guidés par la raison, se conduisent avec prudence et mesure, réservant leurs relations amoureuses à l'espace privé et familier.

 

En lisant l'essai de Caldas, le lecteur est convaincu que pour lui, les mulâtres et en général les habitants des zones chaudes où les températures varient entre 28 et 30 degrés sont sujets au désordre et au chaos dans tous les aspects de leur vie. Cette particularité est l'œuvre de la nature et non de la société. Ces arguments se transformeront en justification d'un régime de gouvernement restreint et centralisé, comme l'unique voie de sortie de l'abrutissement et du marasme des peuples colombiens destinés à vivre ensemble sur un territoire géographiquement fragmenté. Etant donné que le destin de la nouvelle Nation doit être entre les mains d'hommes d'une force morale et intellectuelle leur permettant de se charger des questions politiques, ce seront les créoles, habitants des Andes, qui seront appelés à occuper ce rôle, grâce à leurs qualités morales et intellectuelles, bénies par la nature.

 

La ‘fragmentation' raciale et ethnique de la nation colombienne 

 

En analysant les travaux de Samper et Caldas sous l'angle la « fragmentation » raciale et ethnique de la nation colombienne, on constate que les dernières années du XVIIIème siècle et les premières années du XIXème siècle représentent pour la Nueva Granada la période de la « constitution » d'une élite de créoles qui porte le drapeau du blanchiment ethnique et/ou racial comme chemin à suivre pour l'obtention d'une Nation progressiste et moderne. Pour mener à bien cette « mission », ils optent pour l'assimilation – de la part des indigènes et noirs - de la culture blanche, de ses expressions et de ses valeurs.

 

La recherche du blanchiment, dans la Nueva Granada, provoque clairement le début de la sédimentation du système de castes ou groupes sociaux bien différenciés, en fonction de facteurs socio-raciaux, qui détermineront le jeu des relations entre les créoles, les natifs indigènes, les esclaves noirs et les descendants des uns et des autres.

 

Bien que, depuis le moment même de la conquête il ait existé une relation entre dominants et dominés, entre privilégiés et déshérités, c'est à partir de ce moment qu'à la protection juridique des privilèges s'ajoute une conscience de groupe. Il se forme ainsi une société dans laquelle l'opposition d'intérêts produit des tensions et conflits entre les différents groupes qui la composent. Cela est dû au processus de métissage précoce et rapide vécu par la Nueva Granada.

 

En effet, comme le soutient l'historien Jaramillo, les tensions socio-raciales se manifestent plus fortement dans les sociétés métisses : en même temps que se marquent les différences entre les groupes socio-raciaux, à travers le système de castes, « la proximité entre celles-ci est de telle nature qu'elles rendent plus irritables les consciences, plus insupportables les discriminations et plus violents les conflits » et, contredisant Samper selon lequel les luttes de castes n'existaient pas en Nueva Grenada, l'historien ajoute, « pour cela les luttes et frictions entre métis et blancs ou entre créoles et espagnols, à la fin de la colonisation, ont été plus violentes » [Jaramillo, 1968 : 166].

 

Dans le travail de Jaramillo, cette tension de castes est représentée par la description d'une sorte de pyramide sociale au sommet de laquelle se trouve une élite de criollos. Influencée par la vision du déterminisme biologique, propre à l'empirisme scientifique qui a marqué l'esprit des hommes et sociétés du XVIIIème siècle, cette élite défend l'idée selon laquelle la Nation avec un grand N devrait entraîner, inexorablement, un processus de métissage grâce auquel le noir et l'indien, comme particularités ethniques, se dissoudraient pour laisser place à une ethnie originale. Cette ethnie métisse se rapprocherait progressivement de l'ethnie blanche de l'européen. Depuis cette lecture des évènements le métissage est présenté par l'historien comme le facteur dynamique et différentiel par excellence, qui marquera l'histoire des XVIIIème et XIXème siècles. 

 

Jaime Jaramillo va plus loin dans sa valorisation du métissage[12] en affirmant que « sans le processus de métissage qui fut particulièrement rapide et complet en Nueva Granada, notre société aurait eu une structure beaucoup plus rigide ou se serait constituée sous une forme moins rationnelle et organique » [cf. Jaramillo, 1968/1997 : 167]. Il ajoute que le métissage a contribué à l'affaiblissement des différences fondées sur la domination raciale (à mesure que les différents groupes ont mélangé leur sang et leur culture) aidant ainsi à la création d'une nation intégrée et « intégratrice ». 

 

On voit ici qu'encore en 1968, un historien comme Jaramillo, qui reconnaît et critique les préjugés à l'œuvre dans les récits historiographiques de Samper et Caldas, continue à considérer que le métissage a été réussi et que lui seul a permis de créer une nation colombienne unie et évité que ne se crée une fracture ouverte entre noirs, indigènes et blancs, qui aurait perduré jusqu'à ce jour. Ce point de vue est reconduit dans la réédition de son ouvrage datant de 1997, alors que la Constitution de 1991 parlait déjà du caractère multiculturel de la nation colombienne.

 

Conclusion

 

En synthèse, les descriptions et caractéristiques mentionnées par José Maria Samper et Francisco José de Caldas, qui ont nourri l'idéologie du blanchiment racial, reflètent la manière dont s'est construite la mémoire historiographique du XIXème siècle sur laquelle se sont érigées la vie politique et l'organisation socio-raciale de la Nueva Granada. Ces historiens qui ont fondé le récit de la Nation colombienne soulignent comment les particularités climatiques et géographiques, auxquelles s'ajoutaient les difficultés de communication entre la capitale et le reste du pays, en particulier avec la partie des côtes de la mer Caraïbe, produisirent un pays « fragmenté » par la réalité multiraciale, et l'organisation socio-raciale de ses régions. 

 

Face à cette fragmentation, l'historiographie du XIXème siècle dessine la mémoire nationale à partir de l'épuration et du dépassement des discontinuités, confrontations et différences. En effet, comme le soutient Martin-Berbero, les récits de la nation furent « des discours de la mémoire élaborés par le pouvoir, pouvoir qui configura une nation blanche et masculine (…) hors de cette nation représentée resteront les indigènes, les noirs, les femmes, tous ceux dont la différence rendait difficile et érodait la construction d'un sujet National homogène » [Martin-Berbero, 2000 : 43].

 

L'historiographie de cette période, écrite par des hommes qui étaient en même temps acteurs de la situation politique de l'époque, cachait bien évidemment la passion de ceux-ci pour le pouvoir, ainsi que leur désir de construire une mémoire nationale fondée sur la négation de « l'autre » (noir ou indigène) qui ne correspondait pas à leur projet d'une nation caractérisée par la possession d'un legs culturel ethnico-racial hispanique[13]. Au-delà de ce constat, nous voulons présenter la participation de l'historiographie dans le processus de formation et définition de l'identité noire en Colombie au XIXème siècle et pendant une partie du XXème.

 

Les opinions des historiographes, relevant de l'ordre de la mémoire, ont servi comme source, fin et moyen de l'élaboration de l'identité. Dans les ouvrages de Samper et Caldas, par exemple, la mémoire prend le statut d'histoire[14] : Elle est travaillée et réappropriée, or « la mise en discours des expériences passées n'est toujours qu'une reformulation d'évènements ou de récits, dans laquelle les opérations de sélection (oubli) et d'invention dépendent à la fois des acteurs présents (destinataires), des besoins du moment et de l'auteur (qu'il soit individuel ou collectif) de la reformulation, qui reproduit et/ou innove en fonction de ses propres stratégies » [Hofmann, 2000 :35]. 

 

De cette façon, nous voyons, durant l' « élaboration » de l'identité d'une quelconque communauté, il est indispensable de se tourner vers le passé commun qui réunit les individus de celle-ci. Ainsi, avancer dans l'élaboration d'une généalogie historique des catégories identitaires est essentiel pour la définition de l'identité noire en Colombie et la mise en valeur de la culture « afro-colombienne ». 

 

Cela permettra, non seulement de mieux comprendre comment « l'invisibilisation » des noirs a été si longtemps possible, mais aussi d'avancer dans la analyse de la construction de cette identité. Car, alors qu'aujourd'hui les noirs colombiens ont déjà la possibilité de défendre constitutionnellement leur identité culturelle, nombre d'intellectuels, d'hommes politiques et même de noirs, négligeant la réflexion sur l'identité noire elle-même, se focalisent sur la recherche d'une « discrimination positive », qui se traduit par une politique de quotas en éducation, travail, politique, et une ethno-éducation.

 

Ils reproduisent ainsi le modèle de construction identitaire des noirs américains, c'est-à-dire qu'ils ont recours à l'affirmative action. En cela, ils font un amalgame car l'affirmative action[15], qui a vu le jour par un décret du président Lyndon Johnson en 1965, a été conçue pour lutter contre les inégalités sociales lorsqu'elles sont fondées et renforcées par la discrimination raciale. L'apport d'une reconnaissance culturelle, ethnique ou racial n'est ni sa priorité, ni nécessairement son résultat.

 

Sans un travail approfondi de relecture critique de l'historiographie du XIXème siècle et l'établissement d'une généalogie des catégories raciales, non seulement par les, spécialistes ou les autorités, mais également par les intéressés eux-mêmes, les noirs colombiens ne parviendront pas à définir leur propre identité, restée si longtemps invisible, non seulement du pouvoir, mais également d'eux-mêmes. Ils risquent ainsi d'avoir à leur disposition un arsenal juridique leur permettant de défendre une identité qui ne leur correspondra pas, parce qu'elle ne représentera pas ce qu'ils sont (dans toute leur diversité) et qu'ils ne se la seront pas appropriés. 

 

Les débats récents en France sur les rôles de l'histoire et de la mémoire dans la cristallisation de l'identité et la différence culturelle ont clairement montré la nécessité, dans un pays multiculturel, pour les autorités, la communauté académique et la population d'effectuer une relecture critique du passé commun. Cette dernière seule permet d'éviter que n'apparaissent des conflits mémoriels et une crispation des identités.

 

BIBLIOGRAPHIE
Caldas Francisco José (1808/1912), “Del influjo del clima sobre los seres organizados”, in: Obras de Caldas, Bogotá. (Ouvrage sans nom d'éditeur consulté à la bibliothèque de l'IHEAL à París) 

Cunin Elisabeth, (2001), “Asimilación, Multiculturalismo y mestizaje: formas y transformaciones de la relación con el otro en Cartagena”, communication lue durant le Séminaire international “Passé, présent et futur des afrodescendants”, Cartagena, octobre 18-19-20.

______________, 2003, Identidades a flor de piel, Bogotá, .Arfo, 

Friedemann Nina, (1992) “Negro en Colombia: Identidad e invisibilidad”, in: América Negra No. 3, Bogotá, Uniersidad Javeriana, pp. 11-21.

Hoffmann Odile, (2000), “Jeux de parole et mémoire autour des mobilisations identitaires (Colombie)”, in M-J Jolivet, Revue Autrepart, No 14, Paris, pp 33- 51

________________, (2000b), “La movilización identitaria y el curso de la memoria (Nariño pacifico colombiano)”, in: Memorias hegemónicas, memorias disidentes, Bogota, C. Genecco/ M. Zambrano (eds), ICAN-Universidad del Cauca, pp 97-120.

Jaramillo Jaime, (1968), “Mestizaje y diferenciación social en el Nuevo Reino de Granada en la segunda mitad del siglo XVIII”, in: Ensayo sobre historia social colombiana, Bogotá,Tomo I, Universidad Nacional. 

__________________, (1984), “Nación, región en los orígenes del estado Nacional  en Colombia”, in: Problemas de la formación del Estado y de la Nación en Hispanoamérica, Koln, I. Buisson/G. Khale/H.J. Konig/H. Pietschmann (eds), Bohlan Verglang Gmbh Cie, pp 339-358

Le Goff Jacques, (1988), Histoire et mémoire, Paris, Gallimard, Folio.

Le Chner Norbert,  (2000), “Orden y memoria”, in: Museo, Memoria y Nación, G. Sanchez/M.E. wills (comps), Bogotá, Arco, pp. 65- 79

Matin-Barbero Jesús, (2000), “El futuro que habita la memoria”, in: Museo, Memoria y nación, G. Sanchez/M.E. Wills (comps), Bogotá, Arco, pp.33 -63 

Nora Pierre, (dir) ,1983-1993, Les lieux de la Mémoire, Paris, Gallimard.

___________, 2006, « La France est malade de sa mémoire », in Le Monde 2, N°105, février.

Ricœur PAUL, (2000), La mémoire, l'histoire, l'oubli, Paris, Le Seuil.

Restrepo, José Maria. (1974) historia de la revolución de Colombia, (8 tomos) Medellín, Bedout. 

Samper José Maria, (1861/1969), Ensayo sobre las revoluciones políticas y la condición social de la Republica Colombiana, Bogotá, Biblioteca Popular de Cultura Colombiana.

Todorov Tzvetan (1998), Les abus de la mémoire, Paris, Arléa.

Wader Peter, (1993), Gente Negra, nación mestiza. Dinámica de las identidades raciales en Colombia, Medellín, Universidad de Antioquia,.

____________ (1994), “Negros, indígenas e identidad Nacional en Colombia”, In: Cahier des Ameriques latines, No. 17, pp 125-139. 

Wieviorka, (2001), La différence, Paris, Ballano.





[1] Du moins c'est ainsi que les auteurs qui ont étudié le phénomène de l'identité noire dans le Pacifique Colombien le laissent entendre [Hofmann, 2000]


[2] Traduction de l'auteur. Précisons que cette définition, que l'on peut qualifier d'« indigénisation de l'identité noire » [Wade, 1993] se révèle réductrice, car une part considérable de la population noire colombienne se trouve dans les centres urbains et/ou habite la Côte Caraïbe de l'Océan Atlantique et en certains cas comme dans la ville de Carthagène des Indes, sont intégrés dans des dynamiques urbaines qui remontent à la période de la colonisation et de la première république [P. Wade , 1993, E. Cunin, 