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puntodefuga
mardi 24 avril 2007, a 21:36
Vers une latino américanisation de la France ?
 

  Les événements récents de la campagne présidentielle française nous montrent que la vie politique dans le pays de la « fraternité, la liberté et l’égalité » est en train de changer. D’abord parce qu’en 2002, M. Le Pen, président du Front National (F N), parti d’extrême droite, est passé au deuxième tour de la présidentielle, aux dépens du parti socialiste (PS) représenté par M. Jospin, avec un discours nationaliste et clairement xénophobe. Un discours marqué par le rejet de l’autre et clairement franco-français (« la France pour les Français » était son mot d’ordre), qui a trouvé écho dans l’esprit d’une partie des électeurs, au point qu’il est largement repris par l’UMP dans la campagne en cours. Mais le paysage politique français vit également un autre changement : pour la première fois depuis le vote des femmes (1944), dans le pays de mai 1968, qui a nourri et installé les discours féministes de tout une génération , une femme, Mme Royal, a une chance réelle d’être élue présidente du pays[1].

 

Durant cette campagne de 2007 le discours qui plaide pour la suspicion face aux immigrés et aux personnes non intégrées est plus que jamais un bastion important de la proposition de l’un des deux candidats du deuxième tour, M. Sarkozy (président de l’UMP). Son appel à créer un Ministère de l’immigration et de l’identité nationale choque tous ceux qui se sont battus pour consolider une république laïque, fondée sur des valeurs politiques[2] et étrangère aux discours identitaires qui ont fait tant de mal à l’Europe du XXème siècle. Son discours démagogique qui n’est pas accompagné d’un engagement social est condamné à l’échec, car les Français seront vite mécontents. L’idée de voir la France démanteler son système de protection sociale chagrine tous ceux qui comme moi croient encore à la politique comme seule sortie face aux dérives du système économique financier qui a laissé ailleurs des Etats dépouillés et abandonné leurs populations à leur sort en affirmant que la pauvreté est le résultat d’un choix de vie malheureux fait par les individus et non le résultat d’un choix politique des gouvernements.

 

L’Etat que propose la droite française d’aujourd’hui - toutes tendances confondues - est un modèle de société dans lequel l’Etat est minimaliste (ses efforts étant centrés presque exclusivement sur la « sécurité ») et son gouvernement déresponsabilisé. L’Amérique Latine (héritière de l’horizon sociopolitique et culturel occidental et souvent laboratoire des expériences politiques libérales) a déjà vécu cette libéralisation du marché avec sa promesse de croissance économique, cette ouverture et cette modernité tant vantées par la droite française, notamment l’UMP. Une décennie plus tard, pour l’Amérique Latine le paysage est décevant car les Etats ont été  piégés par la logique vorace du  Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Aujourd’hui les ressources primaires comme l’eau, le gaz et le pétrole sont entre les mains des multinationales. Elles été vendues au nom du progrès économique et social des populations.

 

Ce n’est pas pour rien qu’aux espoirs latino-américains des années 90 ont succédé de véritables crises économiques et sociales animées d’en bas par des populations déçues. Même l’Argentine, présentée dans ces années-là comme un exemple de réussite et d’ouverture économique néolibérale, a vu en 2001 l’affaiblissement des droits sociaux, rendant aigue une situation d’exclusion, de pauvreté et de marginalisation économique et politique. Plus récemment encore, la « révolution bolivarienne »  d’Hugo Chavez, ou l’ascension au pouvoir d’Evo Morales, sont l’expression du rejet brutal de la politique économique néolibérale. 

 

Les électeurs français n’ont pas encore compris que la France et son système démocratique républicain restent  dans le monde le référent d’une autre façon de vivre dans le capitalisme mondialisé tout en gardant le respect pour les acquis sociaux défendus par le discours humaniste, en cohérence avec les droits de l’homme. Si le 6 mai les électeurs français choisissent le candidat de l’UMP avec le même taux de participation qu’au premier tour (85%), le message qui sera envoyé au monde ne sera plus seulement celui d’une société démocratique, mais aussi celui d’une société qui méprise la richesse de la diversité culturelle, qui a fait sa grandeur dans le monde politique et social international.

 

A.M

 

[1] Ce n’est pas la première fois qu’une femme se présente aux élections présidentielles, et 4 candidats sur 12 étaient des femmes en 2007. Cependant, les femmes candidates n’ont jamais représenté un parti en position de remporter ces élections. Cela ne doit pas nous faire oublier le caractère machiste et parfois misogyne qui persiste dans la société française.

[2] Pris au sens républicain d’une conception de la nation unie autour des principes constitutionnels et au delà des clivages identitaires et religieux.

lundi 16 avril 2007, a 16:08
¿El ALBA de las Américas?
 

  Por: Hugo Busso

 

Este escrito tiene como propósito recrear la interesante discusión desarrollada en la conferencia “Vientos de cambio en América Latina y Venezuela”, de Edwin Zambrano Vidal, organizada por OLA en Paris, el 7 de abril del 2007. El conferencista, abogado, ex diputado venezolano y asesor de Hugo Chávez, abordó diversas cuestiones. Elegiremos lo concerniente a Venezuela y al ALBA, como alternativa de integración regional al ALCA. En segundo lugar, intentaremos introducir someramente la idea de “Socialismo del siglo XXI”, que circula en torno a la idea y utopía Bolivariana de América. El debate sigue su curso en el presente, entonces, va “la primera piedra” después de la reunión….

 

Las preguntas de la conferencia dieron el marco del debate, pero evidentemente, no agotaron la discusión. Las cuestiones iniciales fueron ¿Asistimos en América Latina a un cambio de modelo social, luego del fracaso de las políticas neoliberales del Consenso de Washington?; ¿Es el ALBA realmente una alternativa a la perspectiva del ALCA y a las políticas neoliberales?; ¿Es la experiencia venezolana la tentativa más desarrollada del socialismo del siglo XXI?; ¿Es Chávez la nueva cara del populismo clientelar latinoamericano?, o su reverso, ¿es el líder de los procesos de cambio en América Latina?

 

Es sabido que el reverso al triunfalismo estadounidense de la década de los 90, con sus políticas neoliberales acompañadas por los efectos desvastadotes de las mismas y la idea del “fin de la historia”, se expresó en las resistencias políticas, inauguradas frontalmente en la revuelta de Chiapas, en 1995. Sin embargo, se considera que después de 1998 se empieza a articular más firmemente la plataforma del cambio regional. Expresado simultáneamente por el derrumbe de los gobiernos y de las experiencias neo-coloniales (con fachadas democráticas), controladas por el FMI y los Estados Unidos y las  expectativas de los sectores sociales  emergentes y victimas de tales procesos, en clara ruptura con las políticas económicas neoliberales. En términos generales, las políticas de privatización de los espacios y servicios públicos, acompañada por la hegemonía política y cultural liberal, generó su reverso inevitable: la revitalización de discursos latinoamericanistas, ambiguos y contradictorios, de izquierda, con tintes nacionalistas, populistas, socialistas e integracionistas, entre otras cosas, de no fácil de-codificación.

 

Frente a la iniciativa del ALCA, que « mordió el polvo » en un rotundo rechazo popular de la región, la zona de libre cambio promovida por la política exterior norteamericana, surgió la reversibilidad de esa propuesta de mercado sin límites: el ALBA, la alternativa bolivariana de las Américas, con otros supuestos, principios y valores de integración. El norte del planeta tuvo una vez mas, la iniciativa de las integraciones regionales, luego de las experiencias históricas de las masacres mas “incivilizadas de la historia humana, durante siglos, que terminan casi definitivamente en la segunda guerra mundial. “Casi”, ya que Sarajevo a mediados de los 90, marca el peligro siempre latente del comunitarismo cerrado que caracterizo los estados-nación europeos de otros siglos. La Unión Europea y la integración de América del Norte (Canadá, México y EEUU), marcaron el debate del modelo de integración del MERCOSUR.

 

En este contexto, el ALBA es un proyecto que nace privilegiando la complementariedad entre los países, favorizando los más frágiles y reforzando el conjunto de la economía de los países integrados a diferencia de la propuesta rapaz de EEUU, en base a la fuerza. Los ejemplos no bastan pero marcan intenciones. Las propuestas concretas de Chávez, por ejemplo, respecto al salvataje financiero de la empresa SANCOR (cooperativa lechera de productores argentinos), es un claro ejemplo, que evitó que sea comprada por capitales multinacionales y que permite la ampliación de negocios y complementariedades regionales. La exportación de petróleo a bajo costo a países del Caribe, Cuba incluido, es otro ejemplo, mas conocido y que no agota las posibilidades de ampliación de esta lógica. Pero vale aclarar, Venezuela es un país con demasiados problemas internos de exclusión, marginalidad y pobreza, a pesar de las regalías petroleras. No es posible que Venezuela haga de banca a la región, tan solo podría dar señales de ese tipo pero que no alcanzan a contrarrestar las consecuencias negativas de la mundialización económica, modelo regional triunfante estadounidense e imitado por Europa y Asia.

 

 

Otra característica a señalar, a contraposición de las fracasadas políticas neoliberales que caracteriza la mundialización económica en curso, y que son aun hegemónicas en la región latinoamericana, es el retorno a la discusión y a la puesta en marcha de políticas públicas referidas a poder de la gestión, los bienes y servicios públicos. Así como el Estado Venezolano ha tomado el timón estratégico de los hidrocarburos, la misma tendencia en Bolivia, luego del arribo al poder de Evo Morales con la nacionalización del Gas, luego del decreto del 1 de Mayo del 2006. En Argentina, si bien el actual gobierno no dio marcha atrás con las escandalosas privatizaciones del gobierno de Menen, hubo una pulseada referida a los precios y la tensión se mantiene aun. Petrobrás, el gigante Brasileño, vale aclararlo, es parcialmente una empresa nacional. El Estado controla 37 %, 49 % de las acciones están en propiedad de estadounidenses y el 11 % pertenece a testaferros del mismo país. El discurso de exportación norteamericano e inglés, de anulación de la presencia estratégica del estado se devela falso, hasta para los más desprevenidos. China, si bien de tradición comunista y economía capitalista, con Petrochina ha superado a Shell, siendo la sexta capitalización bursátil mundial. En 1999, sus sociedades operan en Venezuela, Sudan, Birmania, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Indonesia, etc. La cínica “obligación” de privatizar, encontró sus limites en la estupidez pre-juiciosa y sobre todo, en las consecuencias para los países emergentes.

 

Pero retomemos a Venezuela, que se presenta muy dinámica en su política exterior, y particularmente, su actual presidente, que se propone como referencia en la región, y en competencia mediática con Bush. Luego de su ingreso al MERCOSUR, ha jugado la carta de referente político y de alternativa de integración, como ya lo señalamos. En Cuzco, en una cumbre de presidentes señaló y propuso la consigna de “la política como locomotora, lo social como bandera, la economía como vía y la cultura como combustible”. En el plano de la cultura y la información nació Telesur, la compañía televisiva que quiere informar de otro modo a los latinoamericanos. Esta funciona con sus partenaires argentinos cubanos, uruguayos y venezolanos.

 

La integración regional puede ser mucho más fácil si no se limita sólo barreras aduaneras y a la sola ampliación del mercado. Los problemas de las integraciones culturales, ambientales y de seguridad, pueden ser complementarios y ocupar el centro de los procesos. El ALBA puede ser un proyecto de integración alternativo, si lo asumen más enérgicamente los gobiernos de los Estados actuales de la región. En tanto proyecto de integración que se apoye a desarrollar mecanismos cooperativos y comparativos, puede trascender la estrechez de la ganancia fanática del neoliberalismo. Reducir las asimetrías existentes entre el norte y el sur y tener políticas de compensación, para nivelar los diferentes desarrollos regionales, puede ser la diferencia básica a apoyar y proyectar desde la región latinoamericana. Para aportar, no solo ideológicamente,  las soluciones a los problemas de la distribución desigual de la riqueza, la marginalidad y la pobreza creciente desde valores solidarios y emancipatorios. En síntesis: la propuesta del ALCA no hace diferencias ni las acepta, solo cuenta la asimetría de la negociación y la imposición de la fuerza. El ALBA en cambio, propone la integración positiva, donde puede hacerse efectivo el juego en donde todos ganen, a diferencia del neocolonialismo actual de transferencia asimétrica de capitales (económico, cultural, social, simbólico) de modo permanente.

 

Desde esta perspectiva, ¿Cómo es posible definir lo que anunció Chávez como “Socialismo del Siglo XXI”? Una cosa es segura, se tata en primera instancia de crear las condiciones para una sociedad mas justa, una economía que sirva a todos. La empresa mixta puede ser una alternativa mejor posicionada que la estatización y la privatización total. La transición al socialismo del siglo XXI, en todo caso debería asegurar esta etapa ciertas condiciones básicas, sin grandes y traumáticas rupturas, que las termina pagando el “pueblo liso y llano”, como es evidente en los últimos treinta años en América Latina.

 

 

 

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L'auteur du site: Ang�lica Montes, Philosophe colombienne. Sp�cialiste en philosophie politique, actuellement en doctorat � Paris VIII.
Collaborateurs: Hugo Busso,Philosophe argentin et Graciela Ferras, Philosophe argentine.
***

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NB: Los articulos que estan en linea pertenecen a Ang�lica Montes Montoya: Colombiana Especialista en Etica y Filosofia Politica, Magister en Estudio de Sociedades Latinoamericanas de La Sorbona Candidata a doctora en Filosofia Politica de la Universidad Paris 8 / Hugo Busso: Fil�sofo; Mgtr. en Pol�tica y gesti�n p�blica.Candidato a doctor en Filosof�a de la Universidad de Paris VIII .

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