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puntodefuga
mercredi 05 mars 2008, a 14:16
Que se passe-t-il entre la Colombie et le Venezuela?

(VF du post précédent, écrit le 21 février 2008)

 

Les médias des deux pays ne cessent de dresser un panorama de tensions fortes qui seraient loin de se résoudre et qui pourraient entraîner une guerre entre ces deux pays, dans laquelle seraient rapidement engagés d'autres états latino-américains...

 

La tension actuelle entre les deux gouvernements s'est aggravée lors du retrait officiel de Chavez du processus de négociation pour la libération des otages politiques des FARC en janvier de cette année. A cette occasion le président Uribe a retiré tout pouvoir de médiation au président venezuelien, sans que les raisons de cette décision ou de celle du gouvernement Chavez de geler les relations diplomatiques avec la Colombie soient suffisamment claires pour l'opinion publique.

 

Que reproche Chavez à Uribe? Ses liens étroits avec le gouvernement des Etats-Unis, son refus de lui reconnaître une indépendance idéologique par rapport à ceux que l'élu vénézuélien appelle “yankees impérialistes”, sa complicité dans un supposé plan de la CIA qui chercherait à lui mettre la corde au cou... Il lui reproche de l'accuser d'être un narco-gouvernement et un pays qui protège des terroristes. Que reproche Uribe à Chavez? Sa reconnaissance publique du caractère de belligérants des FARC et son désir d'imposer un rythme personnel (à la Chavez) à une guerre avec la guérilla marxiste colombienne, face à laquelle il ne doit pas y avoir d'autre langage que celui de la confrontation en vue de son anéantissement. Il lui reproche de considérer son gouvernement comme un élément de la CIA qui cherche à déstabiliser la région.

 

Au-delà des menaces réelles ou imaginaires il est certain que le gouvernement colombien a appelé à la prudence, demandant à ses ministres de ne pas réagir face aux déclarations du gouvernement vénézuélien.

 

Le 24 janvier dernier l'émission colombienne La Noche[1] a indiqué qu'il existait des suspicions fondées que le voisin vénézuélien était en train de s'armer en vue de répondre à une attaque colombienne orchestrée par les Etats-Unis et précisé que les prétentions du Vénézuéla en intervenant sur le territoire colombien s'étendraient à la récupération du territoire qui correspondait historiquement au Venezuela selon les frontières tracées au XIXème siècle. Ceci est explicite dans un article de la constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, selon lequel “Le territoire et les espaces géographiques de la République sont ceux qui correspondent à la capitainerie générale du Venezuela avant la transformation politique entamée le 19 avril 1810, avec les modifications résultant des traités et arbitrages non entachés de nullité”.

 

Selon cette même émission il existe un document officiel de caractère confidentiel dans lequel est définie une stratégie militaire pour envahir la péninsule de Guajira et une partie des Llanos orientaux qui appartiendrait au Venezuela; cette stratégie serait présentée sous une forme ludique comme un jeu de tactique militaire appelé Guacaipuro.

 

Dans un exercice de politique-fiction, on pourrait soutenir que le gouvernement Chavez espère mettre la Colombie dans une situation difficile: s'il la conduit à une confrontation armée avec le Venezuela, les aides qui proviennent, entre autres, des Etats-Unis dans le cadre du Plan Colombia seraient gelées, car elles n'iraient pas combattre le narcoterrorisme des FARC, mais soutenir un conflit guerrier de caractère international. Face à cette situation des forces militaires de Colombie seraient fragilisées et elles seraient la cible d'une contre-attaque de la guérilla, ce qui compliquerait la situation politique et sociale des dynamiques du conflit intérieur colombien. Quel serait l'intérêt du Vénézuéla? Pourquoi ferait-il cela? En ce moment les réponses à ces deux questions sont données par les médias.

 

Comme nous le voyons cette situation, qui pourrait avoir des conséquences géopolitiques dans toute la région, tend à se compliquer sous les regards passifs d'organismes internationaux comme l'OEA, appelés à être les garants de la paix politique de la région.

 

 

[1] La Noche http://www.canalrcn.com/programas/laNoche/index.php?op=info&idC=47945

jeudi 21 février 2008, a 00:52
¿Qué esta pasando entre Colombia y Venezuela?

Los medios de comunicación de ambos países no dejan de dibujar un panorama de tensiones fuertes que estarían lejos de solucionarse y podrían llevar a una guerra entre estos dos países, guerra a la cual pronto se sumarian otros estados latinoamericano…

La tensión entre los dos gobiernos tiene como antecedente la salida oficial de Chávez del proceso de negociación en la liberación de los secuestrados políticos de las FARC en enero de este año. En esa oportunidad el presidente Uribe  revoco todo poder de mediación al presidente venezolano, sin que las causas de esta decisión y de la decisión del gobierno Chávez de congelar las relaciones diplomáticas con Colombia quedaran suficientemente claras para la opinión pública.

Que le reprocha Chávez a Uribe, su vinculo estrecho con el gobierno de los EEUU, su negativa de reconocer una independencia ideológica distinta a la que el mandatario venezolano llama “yanqui imperialista”...su complicidad en un presunto plan de la CIA que estaría buscando ponerle una soga al cuello. Le reprocha el que se le acuse de ser un narcogobierno y un país que protege a terroristas....

Que le reprocha Uribe a Chávez....su publico reconocimiento del carácter beligerante de las FARC y su deseo de imponer un ritmo personal (a la Chávez) a una guerra casada con la guerrilla marxista colombiana, frente a la cual no debe haber otro lenguaje que el de la confrontación en busca de su aniquilación. Le reprocha el que se vea a su gobierno como un elemento de la CIA que busca desestabilizar la región.

Mas allá de las amenazas reales o imaginadas lo cierto es que el gobierno colombiano ha apelado a la prudencia, solicitando a sus ministros no reaccionar antes las declaraciones del gobierno venezolano.

El 24 de enero de este año el programa colombiano La Noche[1] señalo que existían sospechas bien fundadas de que el vecino país de Venezuela se estaba armando con miras a responder a un ataque colombiano orquestado por los EEUU y señalo además que la pretensión de una intervención de Venezuela en el territorio colombiano implicaría recuperar el territorio que históricamente le correspondería a Venezuela según las fronteras trazadas en el siglo XIX . Tal y como lo hace explicito en el articulo  de la constitución de la 10 Republica Bolivariana de Venezuela, según el cual  “El territorio y demás espacios geográficos de la República son los que correspondían a la capitanía general de Venezuela antes de la transformación política iniciada el 19 de abril de 1810, con las modificaciones resultantes de los tratados y laudos arbítrales no viciados de nulidad”

Según esta misma emisión existe un documento oficial de carácter reservado  en el cual se plantea una estrategia militar para invadir la península de la Guajira y parte de los Llanos orientales que le pertenecen a Venezuela, la estrategia estaría presentada de forma lúdica como  juego de tácticas militares llamado Guacaipuro,

En un ejercicio de política ficción podría sostenerse que el gobierno Chávez espera poner a Colombia en una situación difícil: si se la induce a una confrontación armada con Venezuela, las ayudas que llegan, entre otros, de los EEUU por concepto del Plan Colombia serian congeladas ya que no irían para combatir al narcoterrorismo de las Frac, sino para apoyar un conflicto bélico de carácter internacional. Ante esta situación las fuerzas militares de Colombia quedarían frágilizadas y serian blanco de un contra ataque de las guerrillas, esto complicaría  la situación política y social de las dinámicas del conflicto interno colombiano.  ¿Para que haría estos Venezuela? y ¿por qué lo haría? En este momento las respuestas a uno y otro interrogante son dadas  por los medios de comunicación.

 

Como vemos esta situación, que podría tener consecuencias geopolíticas para la región, tiende a complicarse ante las miradas pasivas de organismos internacionales, como la OEA, llamados a ser los  garantes de mantener  la paz política de la región.

 

mardi 12 février 2008, a 14:55
Conférence: «L’imaginaire de la violence et de la non-violence dans la Mondialisation».

Le 27 février On vous attend á 19 H 00 partager avec Brigitte Beauzamy  à la Fondation Suisse – CIUP.

 

Cité International Universitaire de Paris

27 A boulevard Jourdan - 75014 Paris

RER B Cité Universitaire

 

Contacts : rendez-vous sur

http://www.cafe-latino.org/

et www.fondationsuisse.fr

 

 

 

lundi 04 février 2008, a 22:30
1er Colloque sur le Bicentenaire des Indépendances américaines

Le 5, 6, 7 février 2008 a partir de 9h aura  lieu le Colloque  Les Amériques possibles à la lumière des indépendances”

 

On vous attend a la Maison de l'Amérique latine

217, Boulevard Saint Germain - 75 007 Paris

Métro : Solférino - Autobus : 63.68.69.83.84.94

RER Ligne C : Quai d'Orsay et Aérogare Invalides

 

Contacts : contact.dialoguesphilosophiques@gmail.com

Informations, liste de diffusion ... rendez-vous sur :

http://groups.google.com/group/infos-dialoguesphilosophiques

DIALOGUES PHILSOPHIQUES

mardi 08 janvier 2008, a 10:31
Présentation du livre.....

Le mardi 29 janvier 2008 à 19h aura lieu la présentation du livre "Messagers de la Tempête: André Breton et la Révolution de janvier 1946 en Haïti" du professeur Michael Löwy.

 

On vous attend pour partager avec l'auteur à la Maison Argentine.

CIUO- Cité International Universitaire de Paris

27 A boulevard Jourdan - 75014 Paris

RER B Cité Universitaire

 

 

dimanche 16 décembre 2007, a 17:04
De l’Agora à Facebook...

 

Les cyber espaces sont-ils des lieux d'aliénation de la pensée? Pour ceux qui regardent avec une profonde méfiance la technologie et ses nouveaux adeptes, et voient en celle-ci une matrice qui menace la pensée critique, il ne fait aucun doute qu'internet, ses forums de discussion, ses blogs et son Facebook sont les « nouveaux camps de concentration mentale » (Jacques Cheminade, président de Solidarité et Progrès).

En Grèce antique les hommes de la Polis firent de l'Agora l'espace physique où se déroulait la vie sociale, politique et commerciale des Grecs. Près de la Stoi Poikilé la libre prise de parole était la norme. L' « amour » du dialogue public et direct entre les dépositaires de la direction des affaires publiques se transmit aux Romains, qui firent du Forum l'équivalent de l'Agora grec.

Durant les XVII et XVIIIèmes siècles les Salons littéraires seront le cadre du débat entre les intellectuels ; artistes, philosophes et humanistes de l'époque. C'est dans ces salons que se décidèrent certaines batailles décisives qui permirent le changement de la vie politique et sociale de l'Europe des encyclopédistes et les Lumières.

Ces pratiques paraissent lointaines et dépassées à une nouvelle génération d'intellectuels et de citoyens, qui embrassent sans restriction la technologie informatique. La dernière décennie a fait des espaces virtuels tels que les blogs, les forums de discussion et récemment Second Life ou Facebook les nouveaux canaux de discussion par lesquels s'expriment les opinions politiques, les préférences culturelles, sexuelles et religieuses des participants.

Cet espace non “territorialisé” et immatériel offre l'exercice d'une liberté sans limites qui en certaines occasion peut aboutir à la tyrannie de la majorité et à l'abus.  Tyrannie d'une opinion qui s'impose aux majorités à partir de la légitimité quantitative qui peut accompagner une mesure ou une cause soutenue depuis le cyber espace ; abus puisque presque tout peut être dit sans contrôle et sans loi, étant donné qu'il n'existe pour le moment pas de législation qui puisse contrôler ce qui se passe dans ces cadres virtuels.

Face à cela il n'est pas absurde de supposer le danger de l'existence d'une sorte de toile d'araignée d'informations partagées, dans laquelle il est possible de filtrer les goûts, tendances, militances et styles de vie de tous ceux qui sont connectés aux réseaux.

C'est cette crainte qui amène à considérer que les « toiles d'araignée virtuelles » comme Facebook sont des espèces de camps de concentration des esprits dans lesquels tout traso est récupéré et archivé, toute parole que nous écrivons reste enregistrée dans la matrice du réseau, ce grand Autre numérique. Devons-nous voir en tout cela le retour du Big Brother auquel nous serions en train de nous soumettre sans résistance ? Un nouveau panoptique au service des agences d'information de sécurité nationale du monde ? Un centre de commercialisation de produits de consommation à travers la publicité ciblée qui circule sans cesse ?

L'interactivité des espaces de discussion virtuels a été saluée comme la possibilité de réunion le monde dans une aldea globale et redoutée comme la fin des relations interpersonnelles et authentiques. Le chemin vers l'unidimensionnalité de la pensée et la réification de la vie intérieure de l'homme d'aujourd'hui. Le cinéma a proposé un exemple de cette situation à travers la trilogie de Matrix (1999) dans laquelle les individus sont instrumentalisés, convertis en la source d'énergie qui alimente le réseau qui en contrepartie leur offre le virtuel pour échapper au réel.

Sans tomber dans un discours apocalyptique qui prône le syndrome de « 1984 » (G. Orwell) ou la théorie du complot de Matrix on ne peut ignorer que les nouveaux espaces de discussion virtuelle présentent un paradoxe : la connexion sans frontières et sans intermédiaires entre des milliers de personnes qui discutent de sujets divers peut, d'un côté, servir à mobiliser sur des causes d'intérêt général, mais crée, d'un autre côté, la possibilité d'être repéré et étiqueté comme terroristes, militants extrémistes, etc., puisque nos opinions sont véhiculées et peuvent être connues de toute personne qui a accès au net. N'oublions pas que depuis 2001 la politique de sécurité nationale domine la cadre politique des Etats occidentaux, et qu'elle imprègne les discussions sur des aspects essentiels de l'existence politique et sociale de nos sociétés.  Dans cette paranoïa de la « chasse » au terrorisme toute parole et toute discussion qui peut être suspectée de terrorisme, de trahison ou d'offense peut entraîner des poursuites. Dans ces circonstances, sommes-nous véritablement libres de discuter sans limites et sans censure dans les espaces de discussion virtuelle ? où se situe la limite à ne pas franchir quand on participe à ces espaces ?

 

Angélica Montes

vendredi 07 décembre 2007, a 18:57
Una sociedad de la denuncia

Los diarios franceses dan cuenta de la nueva disposicion tomada por la policia  y respaldada por el Ministerio del Interior, la puesta en circulacion de un “ Wanted” (se busca) que solicita informacion acerca de los individuos que dispararon a los agentes de policia entre el 25, 26 y  27 de noviembre  durante los disturbios al orden publico en Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), analisemos esto desde un punto de vista teorico: la medida parece justificada, dado  el caracter sin precedentes que este acto violento representa para la historia reciente del pais. No obstante la situacion deja un sabor amargo cuando a esta peticion se anade la posibilidad de una recompensa de “varios miles de euros” a todo aquel que entregue informacion que facilite la captura de los directos implicados en este dilito. De golpe entramos en una justicia a sueldo en la que se envia a la sociedad civil un mensaje contrario al que debe acompanar un “appel a temoin”. La colaboracion ciudadana no debe estar animada por una recompensa economica, no debe ser el dinero sino el deber moral y ciudadano de contribuir a la implemetacion de la ley y de la justicia, en suma, del Estado en cada rincon del territorio frances, que anime la participacion y colaboracion de los habitantes de Villiers-le-Bel en el esclarecimiento de esta investigacion.

Un Estado no debe imponer su presencia y justicia a traves del dinero, sopretesto de animar a la poblacion a participar de la aplicacion de la justicia. Los ejemplos que muestran como este tipo de medidas puede facilmente deribar en abusos y agravios a aquellos que son objeto de la denuncia no se haran esperar..

mercredi 28 novembre 2007, a 21:58
Nouvelle-Grenade d'hier ou Colombie d'aujourd'hui?

De la Colombie on connaît (en France) ses plus de 3000 otages, en particulier Ingrid Betancourt, sa guérilla, le narcotrafic,…, panorama qui donne de ce pays l'image d'un enfer pour ceux qui l'habitent. Pourtant, l'image de la Colombie à l'étranger n'a pas toujours été celle-là. Au XIXème siècle, les voyageurs et aventuriers qui ont parcouru le Nouveau Continent en dressaient un tableau plein de promesses et d'espoir. J'en veux pour preuve la note de lecture ci-dessous, que m'a fait parvenir Isabelle :

 

C'est un livre qui traînait dans le bac des ouvrages d'occasion d'une librairie maritime : Voyage à la Nouvelle-Grenade - Un voyageur français découvre le monde indien 1869-1870, de Charles Saffray. Ce médecin et botaniste français effectue un long périple en Nouvelle-Grenade (actuelle Colombie), passant par Santa Marta, Carthagène, Naré, Medellin, Antioquia, Manizalès, Cali, Bogota, le Choco, etc., à pieds, en pirogue, à dos de mule, de cheval, d'homme... Esprit ouvert et curieux, il note ses observations, sur les plantes bien sûr, mais aussi sur la géographie ou l'histoire, et surtout sur les hommes de toutes conditions et groupes ethniques, que son objectivité scientifique n'empêche pas de décrire et qualifier, selon l'usage de son temps. Ainsi, les bateliers du Madgalena sont des brutes et leurs enfants des monstres (ils ont l'excuse d'un travail harassant), les indiens du rio Verde sont taciturnes, les habitants de Medellin sont patriotes, honnêtes et attachés à l'éducation mais jugent chacun en fonction de sa richesse, les antioquiens sont laborieux, intelligents et sobres,…
Dans cette Colombie d'avant la Colombie, est en germe l'essentiel de ce qui fait aujourd'hui le pays.
La notion qui domine le récit est celle de potentialité : Saffray est émerveillé par les ressources prodigieuses dont dispose le pays (flore regorgeant de plantes utiles pour l'alimentation, la santé, la construction,... ; variété de climats favorables ; ressources minérales) et les qualités de sa population, et considère que la Nouvelle-Grenade pourrait devenir la première des nations d'Amérique méridionale, à condition que soient mises en place les infrastructures permettant de relier efficacement les différentes régions (construction de routes entre Honda et Bogota, amélioration de la navigabilité du Magdalena, ouverture d'une route entre Popayan et Cali et le Pacifique...) et que soit mis un terme aux incessants conflits internes - les pronunciamentos et heurts entre conservateurs et libéraux ont rythmé une bonne partie de son voyage...

Deux éléments retiennent l'attention, et sonnent comme un avertissement au vu de la situation actuelle : :
- Saffray considère le pays comme extrêmement sûr, la population pacifique et son honnêteté remarquable - sauf lors des conflits internes où la cruauté peut être extrême
- il extrait d'une plante des cristaux blancs dont il teste les effets sur des animaux, regrettant de n'avoir pas le temps de le faire sur l'homme : la cocaïne...

 

Dans le discours des politiciens colombiens revient encore de manière insistante le potentiel du pays, dû à sa situation géographique, sa biodiversité, le caractère des habitants, etc., comme si 140 ans après le voyage de C. Saffray tout était encore à faire. Entre temps, l'histoire récente a malheureusement montré l'incapacité des élites du pays à réaliser ce potentiel.

 

                                                                       I. Bigard / A. Montes

_____________________

A lire : Charles Saffray, Voyage à la Nouvelle-Grenade, préface d'Alvaro Mutis, éditions Phébus, 1990

mardi 20 novembre 2007, a 11:16
Café des blogs VII!!

Le Café des blogs VII  se tiendra comme d'habitude au Café Baltard
le Vendredi 14 décembre 2007 à partir de 20 heures.
Rappelons le thème de la plus prochaine rencontre: "En quoi les blogs internationaux (US, hispaniques, russes, chinois...) ont-ils une influence (y compris à la marge) sur les blogs politiques français ?"

Le corollaire de la question que pose le Café des blogs VII:
"y-a-t'il une spécificité des blogs politiques français ?".

Soyez nombreux à nous rejoindre (nous étions une quinzaine lors de la dernière rencontre) pour ce débat-rencontre, qui permet également de rire, de faire connaissance avec d'autres blogueurs, de faire le point avec ceux que l'on connaît...

 

(Voir cafe des blogs sur facebook: http://www.facebook.com/event.php?eid=7063159571)

mardi 13 novembre 2007, a 21:39
Hoy en Francia: Huelga indefinida de transporte!!!

 

A partir de las 8pm de hoy martes 12 de noviembre de 2007, se dio inicio a una huelga de los empleados del servicio de transporte publico frances (SNCF y RATP). La circulacion de trenes, buses y metros permanecera perturbada hasta nueva orden de los sindicatos de estas empresas. La causa de esta  movimiento social y sindical se debe a la reforma de pensiones para los trabajadores de las empresas que tienen como mayor accionario al Estado frances)[1].

 Segun el ministro del trabajo, de relaciones sociales y de la solidaridad (Xavier-Bertrand) los empledos que trabajan en la empresa del flujo de trenes (SNCF) y metro (RATP) deberan pasar de 37,5 anos de cotizacion a 40. La medida ha generado el enfrentamiento con el ministro del trabajo y  la critica a la politica economica/social del presidente Sarkozy, cuestionado por el metodo no negociador y autoritario con el cual impone a la sociedad francesa sus medidas. 

El gobierno se defiende afirmando que esta y otras reformas hacian parte del programa de gobierno presidencial propuesto durante la campana  por el entonces candidato Sarkozy. En ese orden de ideas, para los partidarios de Sarkozy,  las reformas puestas en marcha contarian, implicitamente, con el respaldo de los electores del presidente quienes al elegirlo aprobaron democraticamente su programa y metodo de gobierno.

Este eufemismo argumentativo es usado para justificar otras medidas tales que la restructuracion de la "carta judicial" del pais (en medio de las protestas de magistrados, avogados y ciudadanos), la politica de inmigracion (con su controvercial prueba de  ADN), la ley de autonomia universitaria (que de no ser llevada a cabo con control y mesura  podria generar una educacion a dos velocidades) y la nueva politica de relaciones internacionales proamericana y contra el terrorismo.

mardi 23 octobre 2007, a 18:48
Café des blogs VI

Sixième Café des blogs, le VENDREDI 9 NOVEMBRE 2007, au café Pavillon Baltard (9, rue Coquillière-75 001) A PARTIR DE 20 HEURES !

L'entrée est libre. La rencontre dure environ 2 heures ou plus!!!

mardi 16 octobre 2007, a 11:43
« Le mot d’ordre: soyons démocratique ! »

Le mot démocratie et le beau discours politique qui l’accompagne sont aujourd’hui très largement revendiqués – par les gouvernements en place ou par leurs opposants. A l’est comme à l’ouest de l’Europe tous les gouvernements se disent démocratiques. Le même panorama se présente dans la plupart des pays du sud.  

Etant donné le sens qu’a pris aujourd’hui le mot politiquement correct de démocratie, on ne peut leur donner tort. En effet, la notion de démocratie est souvent réduite à deux aspects. Tout d’abord, on tend à la caractériser par la tenue d’élections et scrutins « libres », dans lesquels l’ensemble des citoyens choisit parmi des candidats et programmes reflétant une pluralité d’options politiques. Dans ces conditions, on ne peut pas contester l’existence de la démocratie en Russie, en Ukraine, en Iran, en Egypte, ou dans l’ensemble des pays d’Amérique latine, car dans chacun de ces pays les urnes ont désigné avec légitimité leurs gouvernements et leurs projets politiques.

 

Ensuite, on réduit la finalité de la démocratie à la résolution de problèmes socio-économiques, ce qui représente une menace plus cachée mais néanmoins bien réelle pour la démocratie. En effet, on la vide ainsi de sa substance (oubliant ses sources  politico-philosophiques) et on en fait un mode de gouvernement condamné à devenir une sorte d’ingénierie politique où les hommes politiques ont pour but prioritaire de résoudre les problèmes matériels d’ordre socio-économique, dans un fonctionnement technocratique. On oublie souvent que la démocratie est aussi – et peut-être avant tout- un projet de société qui met l’accent sur l’égalité de ses membres dans l’élaboration et l’application de la loi. C’est pour cela qu’on ne peut pas la dissocier de l’état de droit.

 

La démocratie comme projet de société exige, alors, de toutes celles et ceux qui la veulent  un engagement qui va au-delà du droit de vote et du devoir moral de vote, pour rentrer sur le terrain de l’éthique, à partir de l’idée de solidarité. Ceci demande de la part des citoyens de devenir à titre individuel gardiens de cet esprit de partage. Une telle idée réclame la transparence administrative, un réel respect des droits de l’homme et la responsabilité des gouvernements et des législateurs face au peuple qui lui a accordé sa confiance. 

 

Tant la théorie du libéralisme politique que celle du socialisme économique ont bien compris et intégré cette prémisse, mais  les évènements économiques néolibéral/financier/mondialisé ont brisé cet équilibre. A l’existence d’un système capitaliste qui met le capital au cœur de ses intérêts et éloigne la question de l’humain des débats prioritaires, on ajoute la sacralisation de l’Etat que l’on considère comme seul responsable de l’échec ou de la réussite de la société démocratique, le citoyen arguant qu’il a rempli son devoir dans les urnes.

 

Dans ce contexte les anticapitalistes ont raison quand ils dénoncent l’agressivité du système néolibéral/financier/mondial, et sa logique de dominant/dominé, même si parfois ils tombent dans une description presque caricaturale d’un rapport de forces entre riches et pauvres et dans la diabolisation naïve du libéralisme. Cependant, on ne doit pas oublier que chacun de nous, pauvres ou riches, fils et filles d’une société dite démocratique, participons de la réussite ou de l’échec de la démocratie. Nous devons assumer la responsabilité de nos choix politiques et avoir le courage d’élever la voix et de se mobiliser quand les gouvernants trahissent la valeur de solidarité et de partage inhérente à la démocratie. On se doit de garder un esprit critique éveillé !

 

samedi 06 octobre 2007, a 08:28
De nouvelles perspectives pour la démocratie ? (II )

  On avait dit que les efforts en faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains demandaient, aussi, de faire attention  à la sphère économique (champs économique). Concernant cet aspect le débat en Amérique latine porte sur les réponses à apporter aux grands problèmes du développement durable et du changement social qui permettront de surmonter la pauvreté. Les défis auxquels lAmérique latine est confrontée vont au-delà des graves difficultés de la conjonture internationale. Ils appellent un changement radical dorientation pour renforcer leur présence dans le contexte international du marché.

 

Cest pourquoi depuis plusieurs années la région sest engagée dans le projet de faire une zone de libre-échange comme stratégie pour affronter les crises économiques. Le résultat de cet effort est la construction  en 1969 du Pacte des Nations Andines (qui devint ensuite la Communauté des Nations Andines ou CAN)  et plus récemment en 1994 la construction du traité de commerce accordé entre le Brésil, lArgentine, lUrugay et le Paraguay (MERCOSUR). Deux processus dintégration importants, mais avec dassymétries économiques, sociales y politiques, qui comme le montrent certains accords, semblent aller vers une complémentation[1] pour défendre leurs intérêts commerciaux, consolider et approfondir le processus dintégration économique de la région.

 

Pour mener à bien cette idée les pays doivent, dun part sassurer de pouvoir élaborer des règles capables de répondre aux intérêts de tous les pays impliqués. Cela parce que il est clair que les pays de la région ont différentes  tailles et niveaux de développement économiques ainsi remarquables, dautre part  favoriser une mise en application différente des accords pour aider les  pays qui ont des économies plus faibles, périodes plus longue pour la mise en oeuvre des dispositions négociées.

 

Toutefois, si lon arrive à construire ce « mariage » entre la CAN et le  MERCOSUR, limpact se fera sentir dans les sphères internes et externes de chacun des  pays de la région. Car au-delà des motivations individuelles, on sera face à un événement qui influerait non seulement sur les pays de chaque bloque commercial sub-régionaux, mais aussi à lensemble de lAmérique Latine.

  Lun des résultats les plus remarquable de ce « mariage » serait que lAmérique latine deviendrait un lieu important de ressources naturelles et économiques du monde, et en conséquence elle aurait la possibilité détablir des alliances stratégiques pour la productivité et lexportation de ces ressources. Cet engagement donnerait lieu à un changement du panorama des négociations commerciales de lhémisphère. Donc, il aiderait à exiger un meilleur accès au ALCA[2] face aux intérêts des Etats-Unis. Cela sera une sorte de période de transition vers un marchée plus amplifié dans le cadre du ALCA.    Il faut dire que dans ce contexte, la négociation de libre-échange entre la CAN et le MERCOSUR se présente comme une stratégie qui conjugue des intérêts politiques et économiques avec des enjeux  différents pour chaque pays membre. En effet, à titre dexemple, pour le Brésil, cela permettra politiquement  à ce pays  de devenir laxe de lintégration dAmérique du Sud en devenant la référence économique de la région. Economiquement, elle contribuerait à une amélioration de la compétitivité de ses entreprises grâce à lextension du marché. De la même façon, le Brésil consoliderait ses bénéfices dans le cadre de lALCA au cas où ce projet se réalise.

 

Ainsi,  la relation entre le Brésil et les autres pays de la région sera une relation dinterdépendance et asymétrique qui donnera à ce pays un grand pouvoir de négociation commerciale dans lhémisphère.

  Aujourdhui ce grand projet dintégration commerciale soulève beaucoup despoir parmi les pays de la région, cependant ce qui doit être fait ne peut lêtre nimporte comment. Les politiques commerciales conçues nimporte comment nont réussi quà engendrer le désordre et à augmenter linflation.   Cest pourquoi il est souhaitable que les mesures de politiques économiques communautaires amènent non seulement un développement commercial, mais aussi des bénéfices sociaux, culturels et scientifiques, car de la réussite dans cette sphère économique dépend au moins en partie- la consolidation de la « gubernabilidad » démocratique. En effet, si les gouvernements ne montrent pas de signe fort sur le plan social, ni dans la lutte contre la pauvreté et  la corruption, la situation politique et économique continuera à se dégrader en Amérique du Sud, aboutissant à un élargissement protestataire comme ceux qui ont eu lieu en Argentine, au Pérou ou en Bolivie.

 

[1] Voir « Acuerdo de complementacion economica celebrado entre la comunidad Andina y el Mercado comun del sur ». Signé à Brasilia le décembre 2002

[2] Accord de libre-échange entre les Amériques. Lancé en 1994 en Miami par les Etats-Unis à loccasion du sommet de chefs dEtats continent, prévoit la creation de la plus vaste zone de libre échange de biens et des services, de lAlaska à la terre du feu.

Tout

mardi 29 avril 2008, a 12:13
" La notion de « monde » chez Lévinas "

Conférence de Claudia Gutierrez dans le cadre des Dialogues Philosophiques

Avec la anticipation de: François David SEBBAH - Université de Technologie de Compiègne.
Martine LEIBOVICI - Université de Paris 7 - Denis Diderot

Mardi 6 mai 2008 à 18h30 à la Maison de l'Amérique latine

Entre Libre

Contacts : contact.dialoguesphilosophiques@gmail.com

rendez-vous sur : http://groups.google.com/group/infos-

 

mardi 29 avril 2008, a 12:11
Colloque international

 

Regards croisés sur l'altérité caraïbe : Mondialité, Migrations et Métissages.

Colloque organisé par le CRENEL En collaboration avec SSA et Tierra Incognita

Problématique

Groupe d'îles qui marchent et qui résistent à l'inquiétante montée des inégalités, le monde caribéen se dresse aujourd'hui contre les murs, pour le métissage et assume tant sa créolité que sa part de mondialité. Après le combat pour la négritude, c'est aujourd'hui celui contre l'enfermement. Après le combat contre la traite, l'esclavage et la colonisation, c'est aujourd'hui celui pour la mémoire. Après le combat contre la chosification de l'Autre, c'est aujourd'hui celui contre la marchandisation du monde et pour l'intégration de tous. Il s'agit désormais de regarder à travers le Tout-Monde ce qu'il y a de perméable dans toute kynesis identitaire : En quoi l'altérité caraïbe est-elle métisse ? Comment est-ce que des processus migratoires installés sur de longues durées ont-ils contribué à la construction de l'identité des peuples antillais ? Quels regards est-ce que ces derniers portent-ils sur le monde et comment sont-ils perçus en retour ?

 

 22 et 23 Mai 2008 Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement IHEID, salle Aubert (entrée libre) 20, rue Rothschild, Genève, 1201

 

Pour consulter le programme sur internet :

www.crenel.fr  www.tierra-incognita.ch

www.aide-federation.org

samedi 18 août 2007, a 23:50
El general en su laberinto?

Me agradaria decir que estoy sorprendida del giro que toma la politica del presidente Chavez en venezuela, con su idea de una reforma constitucional que permita la reeleccion sin limites del presidente de la Republica Bolivariana de Venezuela, pero no!.

Lo que los diarios muestran con "sorpresa" no es mas que  la consecuencia logica de una vision politica hybrida que intenta poner en marcha un proyecto de sociedad a la "Frankenstein": economia capitalista, politica socialista ("del siglo XXI"), marinados en un discurso populista.

Pero no me mal interpreten, no tengo nada en contra del socialismo, mi formacion y mis origenes me inclinan hacia este, lo que me inquieta es ver como una vez mas la pasion del discurso politico seduce los espiritus desesperanzados de los pobres y ninguneados de nuestros pueblos.

Chavez no hace sino repetir el camino de esos martires caudillistas de la independencia, que terminaron convirtiendose en patriarcas solitarios .. a solas con sus fantasmas.....ebrios de si mismos... en una patria boba!

 

mardi 14 août 2007, a 22:50
De nouvelles perspectives pour la démocratie? ( I )

                                                                                    A.Montes

 

                        

« Si nous ne combattons pas efficacement la pauvreté, la possibilité de gouverner de manière démocratique notre région sera menacée », disait Alejandro Toledo lors du Sommet du Groupe de Rio qui sest réuni le 24 mai 2003 à Cuzco. Cette tâche semble difficile aux gouvernements dune  Amérique Latine confrontée à la frustration de sa propre population face aux résultats économiques, politiques et sociaux des régimes politiques néo-libéraux des dernières années.

 

Les Etats de la région ont tous connu, au cours des dernières décennies, des réformes structurelles profondes. De nouvelles constitutions ont été adoptées ou ont été profondément réformées. Ces Etats ont changé, aussi, de modèle de développement économique (passant déconomies protectionnistes à des économies ouvertes). Tous ces changements sont intervenus dans le cadre de nouveaux Etats néo-libéraux « minimum » et décentralisés qui cherchent à construire une citoyenneté plus « participative », en consolidant la démocratie.

 

Or il existe aujourdhui un mécontentement général au sein de la population à légard de ces régimes politiques néo-libéraux. Aux yeux de la population, ce type de régime na pas empêché la corruption qui règne dans toutes les sphères du pouvoir politique (Exécutif, Législatif et Judiciaire). Auparavant, ce régime a favorisé la fragilisation de la démocratie qui, notamment dans les années 80, semble reposer sur des pactes pas toujours clairs - entre partis et parlement ou entre celui-ci et lexécutif. De plus, cest en vertu de cette formule dEtat « minimum » que chaque gouvernement sest désengagé encore davantage de son rôle de financeur de services publics.

 

Cette situation contribue, donc, au problème d« ingouvernabilité » politique et à la dégradation socio-économique de la région, face auxquels il nest pas facile denvisager des solutions à court terme. On ne peut pas attendre de recettes magiques.

 

Si lon prend en compte lhistoire constitutionnelle de lAmérique Latine (laquelle  est  marquée par un caractère hybride, résultat des combinaisons des systèmes politiques européens et nord-américain, qui la rendent parfois difficile à appréhender) on constate que la région a parcouru un long chemin pour parvenir à la démocratie. Les efforts en  faveur de la démocratisation et de la libéralisation des pays latino-américains se concentrent maintenant, dune part sur la consolidation des changements constitutionnels en cours (champ politique), dautre part sur lobjectif de développement durable de leurs économies (champ économique).

 

Dans le champ politique, par exemple dans un pays comme le Pérou ou le Brésil,  il est nécessaire de disposer dun Etat visant à combattre les inégalités, la pauvreté, et en même temps capable de « consolider lunité nationale », en assurant la confiance de ses citoyens dans ses institutions politiques - et non uniquement de disposer dun Etat capable de créer des conditions favorables pour le développement durable des échanges économiques (dassurer la confiance des chefs dentreprises nationaux et étrangers dans les secteurs clefs de léconomie et de la politique).

 

Dans cet ordre didées, il me semble nécessaire de commencer par le dernier aspect, qui consiste en « la  consolidation de lunité nationale ». En effet, pour réussir une démocratie institutionnellement normalisée, socialement intégrée et en cohésion politique, il ne suffit pas dune politique macroéconomique qui cherche la consolidation de la production commerciale, qui cherche une intégration efficace du marché national dans les dynamiques de marchés internationaux. Il faut, aussi, que les pays dAmérique latine arrivent à la consolidation de linstitution démocratique, car « Aujourdhui nous constatons que les problèmes les plus importants de nos pays sont la pauvreté et la gouvernabilité. La pauvreté affecte directement la gouvernabilité sur laquelle pèsent également les facteurs négatifs que sont le terrorisme, le narcotrafic et la corruption. Lintégration doit être liée à la lutte contre la pauvreté et au renforcement de la gouvernabilité démocratique, avec comme axe central la personne humaine et comme noyau de cohésion les peuples et les exclus »[1]. Cest-à-dire que lenjeu principal dans un pays pauvre est de lutter contre la pauvreté et dassurer la démocratie.

 

Ce « renforcement de la gouvernabilité démocratique » exige une relation plus efficace et démocratique entre le président de la République et le parlement. Pour répondre à cet objectif je crois à une réforme institutionnelle selon laquelle la réélection présidentielle serait interdite ;  le parlement disposerait dun vote de censure avec des conséquences politiques pour les ministres, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où les ministres ne montrent pas de résultats efficaces après un temps déterminé)[2].  Inversement, il faudrait  que lexécutif ait le pouvoir de faire appel au peuple pour changer le parlement, cela, aussi, dans des cas très spécifiques (par exemple dans le cas où le parlement soppose sans justification au gouvernement).

 

Ces mesures peuvent rendre la relation entre les deux pouvoirs plus équilibrée, car dune part on aura une approbation plus rapide des projets de loi, un meilleur contrôle politique de lexécutif (pour empêcher le « caudillisme » présidentialiste) et, dautre part, il y aura une plus grande discussion publique concernant les affaires dintérêt général et une meilleure intégration des actions de lexécutif avec le législatif. Ce sont  ces réformes institutionnelles qui permettront une modération du système présidentiel sans que cela implique un changement radical de système (mais en se rapprochant néanmoins du système parlementaire ou semi parlementaire). Néanmoins, il existe bien entendu - des risques : que le parlement ou le président utilisent cette loi pour leurs propres intérêts. Il faut donc se doter doutils juridiques et constitutionnels qui permettent aux citoyens de réagir face au système, pour éviter que celui-ci ne soit accaparé par les jeux politiques et la corruption : référendums, mouvements de désobéissance civile, mobilisation en marge de la politique, ? Tout cela est à penser, à conceptualiser, à créer et à discuter.

 

On constate, par ailleurs, quune autre façon davancer dans le processus de consolidation de la démocratie passe par la reconstruction du rôle des partis politiques dans les processus démocratiques, puisquil nexiste pas délection démocratique et libre si le choix entre plusieurs modèles de société nest pas garanti.

 

Il est courant de considérer que pour avoir un système politique stable il est nécessaire davoir une structure binaire du système politique, cest-à-dire lorganisation de la vie politique à travers deux partis ou forces politiques autour desquels gravitent  les  autres formes d organisations politiques. Mais, pour favoriser cette structure binaire dans un contexte de « pluralité de mouvements » (parmi lesquels certains nont pas le statut de parti) comme celui de lAmérique Latine, il semble important de penser au fait que ces partis doivent favoriser le dialogue participatif avec les autres groupes ou mouvements qui représentent la société civile organisée, comme stratégie pour les intégrer au système politique.

 

Etant donné que ce pluripartisme est sain pour la démocratie politique, les Etats de la région devront réfléchir à une législation qui favorise à court terme la constitution de nouveaux partis politiques qui incarnent les diverses positions politiques et projets de société existants. Ceci pourrait peut-être déclencher un mouvement dopinion capable doxygéner la participation électorale dans des pays tristement célèbres pour leur niveau dabstention.

 

De la même façon, on a besoin dune politique de financement  des partis et des campagnes électorales, pour mieux garantir léthique politique et combattre la corruption. Si lon arrive à mener à bien toutes ces mesures il sera possible de consolider la démocratie interne des partis et dassurer aux citoyens la transparence  des campagnes électorales.  On rend ainsi plus solide la « gouvernabilité ». La stabilisation du système politique des partis  peut aider à rendre la relation entre le gouvernement et le parlement moins tendue et plus efficace.

[1] Agenda Stratégique pour laction du Groupe du  Rio. A loccasion du XVII Sommet du Groupe de Río à Cuzco les 23 et 24 mai  2003.

[2] Quelques pays ont  introduit de telles mesures. En Colombie, par exemple, il existe la figure de « Responsabilité pénale » selon laquelle le parlement peut demander la démission du président si  celui-ci a commis un délit contre les intérêts de la République (le cas de Samper 1994-1998). Une situation similaire au Brésil avec Collon de Melo (1992).

dimanche 17 juin 2007, a 19:36
« Multiculturalismo, o la logica cultural del capitalismo multinacional »[1]

   

En este articulo el filosofo eloveno Slovej Zizek sostiene que el multiculturalismo es una ideologia eurocentrita al servicio del capitalismo y la globalizacion. Dicho en sus propias palabras « de la misma forma que en el capitalismo global existe la paradoja de la colonizacion sin la metropolis colonizante de tipo Estado-Nacion, en el multiculturalismo existe una distancia eurocentrista y /o respetuosa para con las culturas locales, sin hechar raices en ninguna cultura en particular »[2], en este orden de ideas el multiculturalismo trata a las comunidades autenticas[3] como nativos que deben ser tratados y estudiados cuidadosamente. Esto implica que es falsa la negacion de la globalizacion o la homogenizacion de la vida cultural y social  cuando se piensa en el multiculturalismo, ya que este ultimo no es una afirmacion positiva del Otro sino un ejercicio conceptual de distanciamiento de ese Otro.

 

En esta medida el multiculturalista solo puede llegar a determinar la existencia de la(s) comunidad (des) « autenticas » o « primordiales » si toma distancia y esta distancia solo la puede optener a traves del vacio de universaidad. En otras palabras, el multiculturalismo es una teoria que no abandona el concepto de universalidad « abstracta » propio de la ilustracion. Esta costituye una de las criticas hechar al multiculturalismo : los origenes culturales del multiculturalismo son eurocentristas. Pero Zizek no se queda en esta critica, para él  lo que es en verdad reprochable al multiculturalismo, es que detras de su eurocentrismo (que constituye su critica mas conocida) se esconde una sentencia « el hecho de quel sujeto carece completamente de raices, que su posicion verdadera es el vacio de universalidad ».

 

El problema que subyace aqui es el de la universalidad: para comprender mejor en que sentido el multiculturalismo, es la ideologia  del capitalismo mundializante (de la era post-moderna; del post-Estado-Nacion) conviene retrazar la idea de universalidad. No se trata de volver a la discusion ontologica sobre el caracter “concreto” o “abstracto” del universal. Para Zizek, el interes esta en pensar que existe una tension al interior de “la universalidad concreta” (orden socila universal):  la existencia de la tension entre la universalidad “real” (en el sentido hegeliado de realidad=razon=ideal=negacion)  de la globalizacion que supone la existencia (la ficcion) de la tolerancia multiculturalista, de respeto de los D.D H.H. y la democracia,  implica –necesariamente- la existencia un orden mundial (“la universalidad concreta”) portador de los rasgos universales antes mencionados al interior del cual puden tener lugar los “estilos de vida particulares”.  El problema reside en que la idea de la globalizacion solo tiene lugar en una “universalidad concreta” post-Estado-Nacion (que da espacio a la etnisacion de la nacion), que entra en conflicto con la anterior “universalidad concreta” del Estado-Nacion (qu